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Samedi 29, les Véritables Ducs sont aux “Samedis”

Avant-dernier concert de cette 8e saison des “Samedis du Jazz”, proposée par ô jazz ! et la Scène nationale d’Orléans, avec un quartet orléano-tourangeau atypique.
ducs-cabaretLes Véritables Ducs, quand ils n’étaient encore que trois.
Un batteur les a désormais rejoints…

“Les Véritables Ducs” proposent une musique intimiste, libre et créative. Le bonheur d’un jazz acoustique, riche en matières sonores, où bois, métal et cordes s’entremêlent, se confondant même parfois pour le plus grand bonheur d’une oreille passante.

L’écriture est simple, sans manières, mais elle transporte l’auditeur dans un voyage tantôt tendre et mélancolique tantôt exalté et furieux. On pense à la poésie de Dave Douglas, à l’Amérique de Jimmy Giuffre, et parfois à l’exotisme de Duke Ellington. Et l’on se laisse entraîner dans un voyage animé et chaleureux.

Avec Sacha Gillard (clarinettes), Gaël Riteau (trompette), Nicolas Le Moullec (contrebasse), Antoine Hefti (batterie) .

Concert à 15 heures, Hall du Théâtre d’Orléans – Gratuit.

Django Reinhardt est au cinéma, à partir du 26 avril

En 1943, pendant l’occupation allemande, Django Reinhardt, véritable “guitare héros”, est au sommet de son art. Chaque soir, il fait vibrer le tout Paris aux Folies Bergères avec sa musique swing, alors qu’en Europe ses frères sont pourchassés et massacrés. Lorsque la propagande allemande veut l’envoyer à Berlin pour une série de concerts, il sent le danger et décide de s’évader en Suisse, avec sa femme enceinte, Naguine, et sa mère, Negros. Mais l’évasion est plus compliquée que prévu…

Un film d’Etienne Comar, avec Reda Kateb, Cécile de France et… l’ami Claude Tissendier, à la clarinette ! A Orléans, au Pathé Cinéma, place de Loire (1 h 55).

Retour sur Jazz or jazz : deux trompettistes aux Carmes

Le festival Jazz or jazz s’était ouvert au cinéma Les Carmes, avec une soirée Miles Davis. Il s’est terminé sur un surprenant film sur Chet Baker : soit le film qui a marqué l’introduction du jazz dans le cinéma français, et deux films tout neufs sur de grands musiciens “classiques”.
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Jeanne Moreau, dans Ascenseur pour l’échafaud (1956)

D’abord Ascenceur pour l’échafaud, de Louis Malle. Miles étant à Paris, en 1956, avait accepté d’enregistrer en une nuit une musique sur les images du film projeté dans le studio. D’où cet extraordinaire morceau mondialement connu. Et ça a fait du bien de revoir ce film remasterisé dans un magnifique noir et blanc, avec Jeanne Moreau plus belle que jamais et Maurice Ronet tout jeune, déjà très partagé entre une innocence enfantine et une inquiétante noirceur. Et le film récent Miles ahead a complété la soirée. Don Cheadle a pris un moment de la vie de Miles, a construit un véritable polar autour du vol d’une bande enregistrée du maître en plein problème de décrochage de drogue. Auteur et interprète du film, Don Cheadle a réussi un très beau coup en respectant la musique de Miles, celle de “Sketches of Spain” et toute cette période très prolifique.
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Ethan Hawke est Chet baker dans “Born to be blue”

Et puis en guise de clôture, Les Carmes et Jazz or jazz proposaient hier dimanche Born to be blue, un très beau film sur Chet Baker. Là encore, un moment bien particulier de sa vie a été choisi, avec ce même problème obsédant de drogue, qui a transformé la vie de Chet en cauchemar. Ce filme de Robert Budreau part d’un fait réel et incroyable : au début des années 1960, alors que Chet était emprisonné en Italie en raison de son addiction, le célèbre producteur Dino De Laurentis lui a proposé de le faire libérer s’il jouait son propre rôle dans un film sur sa vie. Cet argument, point de départ du film de Budreau, permet à l’acteur Ethan Hawke de déployer son immense talent. Non seulement il incarne à merveille la fragilité de ce beau gosse déjanté, mais interprète ses chansons (My funny Valentine…) et joue sa musique avec une qualité impressionnante. Un film prenant, angoissant, touchant non seulement par la musique, mais aussi par la très grande finesse des acteurs.

Le festival s’est magnifiquement terminé sur ce drame flamboyant.
Grande réussite que ce cru 2017. Le plein dans toutes les salles n’est pas tout à fait réalisé, Barrault et Vitez auraient pu accueillir plus de monde. Mais le principe d’un rendez-vous festivalier annuel s’est vraiment inscrit dans l’esprit du public. Et cette contribution cinématographique, à la hauteur de la qualité des concerts, ouvre encore l’intérêt de l’événement. BC

Jazz or jazz 2017, déjà l’album souvenirs (1)

Retour en images et selon un désordre assumé (!) sur les deux premiers jours de Jazz or jazz 2017 (du 19 au 22 avril) au Théâtre d’Orléans. Merci à Christophe Esnault et Patrice Delatouche, “nos” photographes émérites.
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Jazz or jazz 2017, une grande journée de musique en clôture

Un programmation éclectique, qui n’oublie ni l’exigence artistique, ni le nécessaire aspect festif d’un festival (même étymologie) ; le plein de spectateurs pour nombre de concerts, avec une fréquentation en hausse ; une ambiance décontractée et des spectateurs heureux… Le second Jazz or jazz (19 au 22 avril au Théâtre d’Orléans) est un succès, conclu sur une “folle journée” qui s’est prolongée tard dans la nuit !
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Tremplin Jazz or jazz 2017.
De gauche à droite : le jury, les lauréats (Enez),
Omer Jazz et Open Trio. Photo Christophe Esnault
Ci-dessous, les vainqueurs, le groupe tourangeau Enez. Photo Marie-Line Bonneau

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Le tremplin jazz régional organisé par ô jazz ! dans le cadre de Jazz or Jazz a rassemblé cette année trois groupes régionaux, deux orléanais, Omer Jazz et Open Jazz trio, et un groupe tourangeau, Enez.
C’est ce quartet qui a inauguré l’après-midi avec un jazz poétique, très mélodique, des moments intimes et délicats, et des éclats, des jaillissements d’énergie et de rythme. Les quatre membres, tous issus de Jazz à Tours, ont placé d’emblée la barre très haut.
Le quintet Omer Jazz a pris le relais, lançant son funk entraînant. On l’avait déjà entendu, sur Place au jazz notamment. Désormais le leader, le bassiste Omer Yehouessi, chante. Sa voix a tendance a brider les autres instrumentistes. Dommage, ils sont tous excellents.
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Tremplin Jazz or jazz. 300 spectateurs dans le hall du Théâtre
à la découverte des jeunes talents jazz du Centre-Val de Loire.
Photo M-L Bonneau

Et puis un groupe de très (très) jeunes musiciens a pris le relais, dans un répertoire très méditerranéen, sans doute sous l’influence de leur professeur au Conservatoire Guillaume Dettmar. Des morceaux enthousiasmants, une très belle rigueur musicale et un son déjà affirmé, qui ne demande qu’à mûrir.

Le jury, Stéphane Kochoyan, programmateur du festival, Pascal Anquetil, critique à Jazz Magazine et ancien directeur du Centre d’information du jazz, Bertrand Renaudin, batteur, et Renaud Baillet, programmateur du Petit faucheux à Tours, ont loué les trois groupes et choisi Enez. Bravo à Romain Noël (piano), Benjamin François (batterie), Clément Desbordes (saxophone) et Olivier Maignan (contrebasse). Le public orléanais les ré-entendra à l’Evêché en juin (le mercredi 21) avant un accueil au Sunset à Paris puis à Jazz à Vienne en 2018.

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Watchdog. Photo Patrice Delatouche

A 18 h 30, Watchdog, le quatrième groupe bénéficiant du dispositif Jazz Migration, a investi la salle Vitez. Des sons très électriques ou électroniques, ils le revendiquent, mais pas seulement. Le vrai watchdog, la sentinelle, ce sont les deux musiciens, Anne Quillier au piano et au Moog, et Pierre Horckmans aux clarinettes. Paradoxe qui fait tout l’intérêt, toute la beauté de cette musique. La touche sur les claviers, la voix, le souffle dans les clarinettes apportent un lyrisme tout à fait émouvant. Les machines donnent de la profondeur à ces mélodies bien construites, une consistance, une épaisseur qui fait le son du duo. Une magnifique expérience évocatrice d’images, une musique au fond très savante dans un enrobage qui paraît très simple. Longue vie à Watchdog.

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Yuri Buenaventura par C. Esnault.

Et puis à 20 heures, Yuri Buenaventura, un Colombien adopté par la France, a pris possession de la scène du grand théâtre quasiment plein. Il a parlé de la salsa, a présenté les percussions qui viennent d’Afrique, a expliqué pourquoi le jazz a peu de tambours, puisque les Anglo-saxons les interdisaient. Et puis les instruments qui viennent d’Espagne, de la musique “classique”, le piano, les cuivres. Et la machine s’est mise en route. Une pêche d’enfer, desservie par des sonorisateurs qui confondent enthousiasme, fête et puissance sonore. C’était parfois intenable, au point de faire quitter la salle à quelques spectateurs soucieux de leur intégrité auditive ! Messieurs les maîtres du son, et si on arrêtait l’escalade ?

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Bireli Lagrène sous l’objectif de C. Esnault
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Photo P. Delatouche

A la même heure ou presque, en salle Vitez, Bireli Lagrène et son Acoustic Quartet lançaient leur show devant un public qui n’allait pas tarder à être totalement conquis.
En début de set, quelques morceaux un peu mous, un rien “mécaniques”, le temps de se mettre en jambes (et en doigts !). Puis la chaleur est montée au fur et à mesure que les quatre s’emparaient de la scène : à la contrebasse William Brunard, superbement présent, aux saxos Franck Wolf, sourire aux lèvres du plaisir manifeste de jouer, et à la guitare rythmique Hono Vinterstein, en parfaire connivence avec un Biréli Lagrène virtuose. Mention spéciale pour les envolées magnifiques des saxos de Franck Wolf, transcendant l’aspect toujours un peu “plan-plan” du tempo manouche.
Au final, quatre rappels chauds bouillants, une salle debout qui ne veut plus les laisser partir. Un régal ! [Lire la suite de cet article...]

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  • Dans les bacs

    fc-tarkovsky Au palmarès du plus beau disque de l'année 2017, le dernier cd du pianiste François Couturier et de son Tarkovsky Quartet a déjà pris ses marques ! On avait déjà dit, ici, tout le bien qu'il fallait penser des deux premiers opus de cette série d'albums dédiés au cinéaste russe Andrey Tarkovsky, artiste mystique et visionnaire dont le rapport au monde, à la terre autant qu'à la spiritualité, semble une source d'inspiration sans cesse renouvelée pour un pianiste dont la richesse intérieure et les aspirations métaphysiques transpirent à chaque note. Beau, oui, Nuit blanche mérite le qualificatif, en dépit de la ringardisation de ce concept, depuis des décennies mis à mal par les thuriféraires d'une certaine avant-garde artistique qui finira elle-aussi par dater. Beau, car cette musique qui nous élève au-dessus des contingences, dans son univers sonore unique et onirique, a quelque chose de transcendant, vous attrapant l'âme et le cœur dès le premier morceau pour ne plus vous lâcher. Expérience de musique “totale” affranchie des barrières stylistiques et temporelles, où le jazz le plus contemporain côtoie une pièce de Vivaldi (la “bande son” personnelle du cinéaste au travail, nous dit-on) ou une chanson traditionnelle française réarrangée. Dans cette alchimie musicale, l'harmonie préside également aux rapports entre les musiciens (souvent associés aux compositions), du violoncelle caressant et envoûtant d'Anja Lechner à la touche de mystère distillée par l'accordéon de Jean-Louis Matinier, avec une mention spéciale au sax soprane très “garbarékien” de Jean-Marc Larché (“Nuit blanche”, notamment). “L'art est beau quand la main, la tête et le cœur travaillent ensemble”, disait le poète et critique d'art anglais John Ruskin. Qu'ajouter ? JLD (ECM / Universal Music)

    duo-fines-lames On programme généralement les musiciens parce qu'on aime ce qu'ils font ! Et quand d'autres (le public) apprécient, c'est une confirmation qui fait toujours du bien. A l'issue des “Samedis du Jazz” où nous avions invité, le 14 janvier dernier au Théâtre d'Orléans, les Tourangeaux Florent Sepchat (accordéon) et Renaud Détruit (vibraphone et marimba), nombre de spectateurs avaient été frustrés qu'aucun album ne leur permettre de prolonger le plaisir manifeste qu'ils avaient éprouvé une heure durant. Le mal est aujourd'hui réparé, avec Fines lames, sorti il y a quelques jours et où figurent dix titres emblématiques de ce duo à l'instrumentation originale, où lames soufflées et lames frappées s'harmonisent avec bonheur en un dialogue complice. Car cette musique qui puise à des sources diverses (de Bartok à Eddy Louiss en passant par une majorité de compositions originales) est toujours mélodieuse sans jamais être mièvre, attachée au beau son et calée sur une impeccable mise en place. De la belle ouvrage, issue de “lames sensibles” parfaitement affutées ! On pourra réentendre le duo à Orléans dans le cadre de Jazz à l'Evêché, le jeudi 22 juin à 23 heures au Jardin de l'Evêché. JLD (Cristal Records).

    postimage Post Image fête ses trente ans en sortant un dixième cd, Fragile. Fondé en 87 par le bassiste Dany Marcombe et le batteur Didier Lamarque, le groupe a beaucoup changé, a beaucoup joué, avec des rencontres excitantes. Celle de John Greaves par exemple, qui participe à ce dernier album. Ou Médéric Collignon, qui vient souvent apporter son grain de folie à leurs concerts. Seuls le bassiste et le trompettiste Freddy Buzon restent de la formation d’origine, mais ses compagnons sont souvent de vieux routiers comme lui. Dix plages de jazz, de groove, de rock progressif. On est assez dans la suite très élaborée des concepts-disques des années soixante-dix, mais avec une plus large part au jazz. Le noyau des six musiciens peut développer une puissance de groupe qui frappe juste, et les invités Greaves à la voix et Alain Debiossat au saxo, colorent les morceaux d’ambiances différentes. Comme cette bluette (“Oh Papa”) très mélodique lancée par le saxo et que la voix de John Greaves fait tourner beaucoup plus vers le noir. Avec aussi de très beaux moments jazz-rock menés par une guitare inventive tenue par Patricio Lameira, comme “Sous le soleil d’Ars”. Un très beau cadeau de ce groupe trentenaire à qui l’on souhaite encore beaucoup de petits… BC (Cristal Records/Harmonia Mundi).

    asian Louis Sclavis, Dominique Pifarély et Vincent Courtois viennent de sortir chez ECM un album étonnant, Asian Fields Variations. Ils se connaissent depuis longtemps. Sur l’initiative de Sclavis, ils ont mis au point cet opus de musique intimiste, dont ils signent les onze compos tous les trois, l’une étant commune. Musique de chambre par les instruments, puisqu'aucun n’est franchement rythmique, mais aussi par l’inspiration. Le premier morceau, “Mont Myon”, suite en trois parties, donne le ton : la clarinette basse de Louis Sclavis et le violoncelle en basse continue font entrer dans cette musique fascinante, douce et pourtant vigoureuse. Avec des petits apartés, comme Vincent Courtois dans “Done and Done” ou Sclavis dans “Pensée furtive”. Tous trois très grands instrumentistes, ils arrivent ici à une symbiose magnifique. Les envolées du violon de Pifarély, toujours sidérantes d’invention et d’élégance (dans “Asian Fields” par exemple), nous entraînent dans un ailleurs enthousiasmant. Les références à la musique du début du XXe siècle, évidentes (l’appel de la forêt dans “Fifteen Weeks”, entre autres) nourrissent ces musiciens. Mais en même temps leur énergie, leur liberté, leur maturité nous livrent une musique absolument magique, richissime, forte de ce bonheur d’interprètes totalement accomplis qui peuvent se permettre de se passer de toute référence. On en redemande. BC (ECM)

    resolutionLe compositeur et pianiste américano-chyprio-turc Mehmet Ali Sanlikol vient de sortir son deuxième cd, Resolution, avec sa formation Whatsnext. Le personnel est nombreux et varié, un big band de près de dix huit pupitres et un combo jazz de douze personnes. La puissance, notamment en cuivres, est là, avec en plus des invités prestigieux comme Anat Cohen à la clarinette ou Dave Liebman au sax. L’inspiration de Mehmet Ali vient manifestement de son pays d’origine, même s’il s’est formé aux Etats Unis, notamment auprès de Bob Brookmeyer dont il lui reste quelques accents. Mais son côté de musicien classique joue aussi un rôle, ainsi que sa connaissance du rock. Il y a des mélodies orientales, de l’oud, du ney, et il y a de l’énergie de big band de jazz. Le tout avec un lyrisme touchant dans les mélodies, des dialogues magnifiques entre musiciens et groupe, un enthousiasme jamais débridé. Mehmet Ali domine son affaire et a reçu de nombreuses distinctions pour tout son travail. Une musique joyeuse, entraînante, facile et profonde à la fois. Un homme à suivre… BC (Dünya Inc / disponible sur les plateformes de téléchargement).

    supersonic Eh oui ! Thomas de Pourquery et son groupe Supersonic qui nous avaient déjà donné il y a plus de deux ans Play Sun Ra, remettent ça. Le “sun” est devenu Sons of love , qui plane encore dans les mêmes univers sonores. Avec les mêmes excellents musiciens, amis, complices, Edward Perraud à la batterie, Arnaud Moulin aux claviers, Fabrice Martinez à la trompette, Frederick Galiay à la basse, Laurent Bardainne aux sax tenor et baryton et le pilote Thomas aux sax alto et soprane. Et tous chantent, Thomas avec sa voix bien reconnaissable sur des rythmes répétitifs envoûtants, un « slow down » par exemple, chanson douce où il s’amuse à se parodier lui-même. Ou à parodier les gospels avec phrase du leader et réponse du choeur dans le très thatchérien « Give the money back ». Car il y a dans tout cela un humour, un plaisir de crooner, une malice créative qui pousse les six musiciens à introduire des sons incroyables, comme ces drôles de gémissements dans la chanson éponyme du cd. Ils sont tous au taquet, démarrant au quart de tour avec une jubilation communicative. Cette esthétique pseudo science fiction années 70 passe bien parce que la réalisation est impeccable et que la musique prend le dessus, décolle rapidement du propos initial pour se déployer dans une énergie absolument réjouissante.
    BC (Idol - Label Bleu)

    toufic-farroukhPour son nouveau cd Villes invisibles, le saxo franco-libanais Toufic Farroukh a conservé à ses côtés le batteur Luc Isenmann et Leandro Aconcha aux claviers, qui tous deux jouaient déjà sur son premier album, “Cinéma Beyrouth”. Ses douze compositions, tout à fait dans l’esprit des nouvelles d’Italo Calvino auxquelles elles se réfèrent, mélangent dans un style classique les divers courants du jazz et des musiques traditionnelles qui flottent au dessus de la Méditerranée. En rajoutant toutefois des petits accords brésiliens et surtout les personnalités de ses comparses. L’accordéon de Didier Ithursarry va si bien avec l’oud d’Ahmad Al Khatrib et la guitare électrique de Frédéric Favarel. Marc Buronfosse à la contrebasse et Bachar Khalifé aux percus complètent la formation. Naima Yazbek chante sur la troisième plage du cd. Cette équipe, équilibrée, cohérente, créative, propose une musique soignée, alliant Orient et Occident, images de rêves mais aussi images plus graves de ces villes abandonnées pour certaines, prises d’assaut pour d’autres, que l’actualité ne cesse de nous montrer. Toufic, en grand professionnel, ne s’enfonce pas dans le propos, mais développe son art avec aisance et intelligence. Ses mélodies nous baladent dans la musique, ajoutent sans cesse des développements bien construits qui fonctionnent parfaitement. La diversité de l’inspiration donne un très beau moment de jazz coloré, entraînant, joyeux et poétique. BC (Hot8 Music – L’Autre Distribution)

    BC : Bernard Cassat
    CE : Christophe Esnault
    DB : Daniel Buon
    DD : Dominique Derenne
    JLD : Jean-Louis Derenne

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  • Agenda Jazz

    Lundi 24 au dimanche 30 avril
    soirees-tricot2 SOIRÉES TRICOT. Une vingtaine de concerts et rencontres proposées par le collectif orléano-parisien Tricollectif (Roberto Negro Trio, Walabix, Kimono, Quatuor Machaut, La Scala, Théo Ceccaldi Trio…). A La Générale, 14, avenue Parmentier à Paris XIe (M° Voltaire). Programme, ici.

    Du mercredi 26 au samedi 29 avril
    olivet 50 ANS / 50 ARTISTES. Dans le cadre du 50e anniversaire de la MJC d’Olivet, en matinée et en soirées, cinq rendez-vous de créations et performances artistiques partagées sur la base de l’improvisation, avec 50 artistes (dont 35 musiciens) qui se produiront en duos. Tarifs : 8 € par soirée et 5 € pour les enfants (jusqu’à 12 ans). Pass pour les cinq temps forts : 35 €. A la MJC d’Olivet, au Moulin de la Vapeur.
    02 38 63 66 60
    www.mjcmoulin-olivet.org

    Du vendredi 28 avril au lundi 1er mai
    LA JAM. 4e édition du Festival international de musique et de danse swing, proposé par SwingChap'. Cours de danse (lindy hop, blues, shag, claquettes), soirées dansantes avec orchestre, animations… A l'Espace Beraire, La chapelle Saint Mesmin. Les infos sur www.lajam.fr

    Samedi 29 avril
    ducsLES VERITABLES DUCS (quartet). Dans le cadre des Samedis du Jazz proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. Attention, nouvel horaire des “Samedis” : à 15 heures, dans le hall du Théâtre d'Orléans. Gratuit.

    Samedi 29 avril
    RICHARD GALLIANO (new musette). A 20 h 30 au Grand Théâtre de Tours, 34, rue de la Scellerie.
    02 47 60 20 20

    Dimanche 30 avril
    SOPRANISSIMO (Marc Laferrière et Daniel Huck, saxophones soprano, en quartet avec un banjo et un tuba). Programme new orleans autour de Sidney Bechet. Proposé par “Du Blues au Swing” à 17 heures à la Salle des Fêtes de Saint-Jean-de-Braye.

    Dimanche 30 avril
    initiative TRIO INITIATIVES. Avec Jean-Christophe Cholet (piano), Quentin Cholet (batterie) et Gildas Boclé (contrebasse). A 18 heures à la Chapelle Sainte-Anne, square Rozé à Tours.
    02 47 37 10 99

    Mardi 2 mai
    CREN / DUMOULIN, “Dialogue singulier”. Avec Caroline Cren, piano et Jozef Dumoulin, Fender Rhodes. A 20 heures au Petit faucheux, 12, rue Léonard-de-Vinci à Tours. Tarifs : 12 € / 8 €. 02 47 38 67 62. Leur site, ici.

    Mercredi 3 mai
    NICOLAS GARDEL TRIO. Avec Nicolas gardel, trompette, Alyss Kalbez, batterie, Thibaud Dufoy, orgue. Proposé par l'association After the Crescent, à 20 h 30, le Hublot, 64, avenue de la Libération à Bourges. Rens. 10 à 20 €. 02 48 20 86 05

    Jeudi 4 mai
    RAN BLAKE. Piano. A 20 heures au Petit faucheux, 12, rue Léonard-de-Vinci à Tours. 02 47 38 67 62. Leur site, ici.

    Jeudi 4 mai
    CHARLES PASI (blues, jazz). A 20 h 30 à la Pyramide, Romorantin (Loir-et-Cher).
    02 54 94 42 20

    Vendredi 5 mai
    24a_pj5_cremiangeli MANOUKIAN QUARTET + PJ5. André Manoukian et son quartet, avec un répertoire qui puise aux racines de la musique arménienne. Et en première partie le formidable quintet PJ5, entendu lors de Jazz or jazz à Orléans le 20 avril (Jazz Migration). A 20 h 30 à l'Hectare, à Vendôme (Loi-et-Cher).
    02 54 89 44 00

    Mercredi 10 mai
    mec MEC ! Philippe Torreton dit les mots d’Allain Leprest ; Edward Perraud est aux percussions. A 21 heures au Centre culturel de Saint-Pierre-des-Corps (35, rue Pierre-Curie.
    Tarifs : 20 € / 12 €.

    Vendredi 12 mai
    STEVE KUHN TRIO. Avec Steve Kuhn, piano ; David Wong, contrebasse ; Billy Drummond, batterie. Première partie “Post K” (Jean Dousteyssier, clarinette, clarinette basse ; Benjamin Dousteyssier, saxophones alto et ténor ; Matthieu Naulleau, piano ; Elie Duris, batterie). A 20 heures au Petit faucheux, 12, rue Léonard-de-Vinci à Tours, dans le cadre de “Jazz Migration”. Tarifs : 16 € / 12 € / 8 €. 02 47 38 67 62. Leur site, ici.

    Dimanche 14 mai
    MADELEINE PEYROUX (jazz vocal). A 18 heures. All that Jazz (Les Lobis), 12, avenue du Maréchal- Maunoury à Blois. 02 54 44 41 80.www.allthatjazz.fr

    Vendredi 19 et samedi 20 mai
    tango COCKTAIL TANGO (cabaret théâtre et musique). Un rendez-vous conçu, mis en scène et interprété par Aurélie et Gérard Audax, avec Jacques Trupin (bandonéon), Vincent Viala (piano), Bernard Mérigault (artiste-peintre), et la participation de Tango Porteno. A 20 h 30 au Théâtre Clin d’Œil, 12, rue de la République à Saint-Jean-de-Braye. 02 38 21 93 23

    Vendredi 19 au dimanche 21 mai
    BAULE D'AIR. Trois jours de fanfares, théâtre de rue et animations. Avec la Belle image, la Saugrenue, No water please… A Baule (Loiret).

    Vendredi 19 au dimanche 21 mai
    12e FESTIVAL DE LA VOIX. Ensemble de concerts de chorales et groupes vocaux, ateliers tout public, stands… A Châteauroux, Argy, Valencay, Saint-Marcel (Indre). www.festivaldelavoix-chateauroux.fr

    Vendredi 19 au dimanche 21 mai
    PARCOURS ET JARDINS. 70 spectacles présentés dans les jardins de particuliers du quartier Bourgogne-Dessaux-Saint Euverte. Proposé par l'association ABCD. Gratuit. www.abcd45.com

    Vendredi 19 mai
    amrobinANDRE MANOUKIAN / ROBIN MCKELLE. A 20 h 30 au Nouvel Atrium, 8, boulevard Paul-Doumer à Saint-Avertin (Indre-et-Loire).
    02 47 48 48 85

    Samedi 20 mai
    AVISHAI COHEN QUARTET. Avec Avishai Cohen, trompette ; Yonathan Avishai, piano ; Barak Mori, contrebasse ; Nasheet Waits, batterie. Première partie “Watchdog” (Pierre Horckmans, clarinette, clarinette basse et Anne Quillier, piano, Fender Rhodes, Moog). A 20 heures au Petit faucheux, 12, rue Léonard-de-Vinci à Tours. Tarifs : 23 € / 18 € / 11 €.
    02 47 38 67 62. Leur site, ici.

    Samedi 20 mai
    BIG-BAND SWAY. Invité : Jean-Christophe Cholet (piano). Dans le cadre du Festival Mix'terre. A 18 heures, le Chap', plaine Croix-Chevalier, rue Jean Baptiste Charcot à Blois.
    02 54 43 35 36

    Samedi 27 mai
    BERTRAND RENAUDIN TRIO. Dans le cadre des Samedis du Jazz proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. Attention, nouvel horaire des “Samedis” : à 15 heures, dans le hall du Théâtre d'Orléans. Gratuit.

    Du 25 au 27 mai
    5e FESTIVAL CARAVAJAZZ. Programmation de groupes qui gravitent autour de Jazz à Tours : The West Lines, Hoop, Gadjo & Co. Bar-lounge Le Caravage, à Loches (Indre-et-Loire). Les infos, ici.

    Du 25 au 28 mai
    SALAMANDRE GUMBO FESTIVAL. Musiques acadienne, bluegrass, country, cajun, jazz, zideco… A Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher). Toutes les infos ici.

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  • Jazz à New-York, see U…

    bye-bye-ny Avec la fermeture du “Garage” fin décembre 2015, après celle du “Lenox Lounge” au cours de la même année, sans parler du déménagement forcé du Zinc Bar et de la Jazz Gallery, de la réaffectation du Poisson Rouge et de tant d'autres clubs mythiques, ce “Jazz à New York” (daté de 2010) est aujourd'hui frappé d'obsolescence. En attendant sa mise à jour (envisagée) cette rubrique créée pour ô jazz ! en 2010 par Jean-Louis Derenne n'est plus disponible. So long folks…
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