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22 juin, Evêché, suite : le cœur sur la main

L’Andalousie et Cuba, du rock et de la poésie. Cette deuxième soirée de l’Evêché décline pour un public venu en nombre la musique du monde et ses relations profondes avec les battements du cœur. Emotions garanties.
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UOCM, par Patrice Delatouche
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Jason Marsalis, sous l’objectif de Christophe Enault.
D’autres photos sur son “Jazzbook”

United Colors of Méditerranée, mené par le violoniste Guillaume Dettmar, a transporté le public dans cette grande contrée où est née la musique arabo-andalouse. Le quintet (Guillaume Dettmar au violon, Philippe Draï aux percussions, Pierre Bluteau à la guitare et instruments à cordes pincées du monde, Brahim Haiouani à la contrebasse et Jean-Jacques Taïb aux saxophones, clarinette et taragote) démarre sur un cliché, dans “Sahara ” par exemple. Et puis leur grande maîtrise musicale entraîne le chameau dans des palabres intérieurs pour parcourir une musique énergique et inventive, évocatrice, pleine d’un riche héritage réapproprié, réinventé, où l’improvisation mène au cœur du jazz. Et leur invité, Jason Marsalis, qui vient, lui, de la Nouvelle Orléans, entre directement dans cette même musique, sans aucun effort apparent. Comme pour bien signifier que la musique n’a pas de frontières à condition qu’elle soit véridique, qu’elle sorte du cœur et passe par des mains expertes. Ô jazz en est si persuadé qu’il va produire leur premier album*.
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Dans la caravane, un puissant riff de guitare très rock a ensuite retenti. Après Mop’Meuchine qu’ô jazz avait programmé il y a plusieurs années, le quartet de Pascal Maupeu et Nicolas Le Moullec propose un autre revival, celui de Leadbelly. Un revival comme ils savent le faire, fidèle mais en même temps recherché, travaillé, personnalisé. Le batteur Colin Neveux n’y est pas pour rien. Magnifique évocation intelligente et très physique à la fois.
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Led Bellies (photo CE)
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Omar Sosa (photo CE)

Et puis plus tard, sur la grande scène, Omar Sosa a commencé tout seul à triturer ses claviers. Une sono difficile ne l’aidait pas à démarrer, mais ses trois comparses ont arrangé l’affaire. Et la chaleur de Cuba s’est installée, Leandro Saint-Hill aux saxos, flûte et voix a modulé ses chansons chaloupées, des tcha tcha repris par le public. Ils sont au point, ils ont une énergie d’enfer, Omar ne peut s’empêcher de se lever et de danser, danser dans son grand vêtement blanc, silhouette magnifique qui brandit la musique comme élixir de jouvence. Et ça marche, c’est tellement évident. Parce que là aussi, la musique sort du cœur et se propage dans tout le corps au rythme de ses battements.

Et puis un vibraphone a clôturé la soirée, pas celui de Jason, mais celui de Renaud Detruit. Avec son ami Sepchat à l’accordéon, eux-aussi habitués d’ô’jazz, ce duo Fines lames confronte les deux instruments dans un duo très au point et rare, la puissance du frappé contre ou avec celle du soufflé. Belle conclusion pour une soirée de voyages musicaux.

L’Evêché voit vraiment passer des flamands roses, cette année ! BC

* Bon se souscription pour l’album – qui sortira en avril 2018 – sur le stand d’ô jazz ! à l’Evêché, à côté de la caravane.
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Le programme complet de Jazz à l’Evêché, aujourd’hui et les jours suivants est consultable ici.

ET D’AUTRE IMAGES [Lire la suite de cet article...]

21 juin, ouverture de Jazz à l’Evêché : caliente !

Coup d’envoi de l’édition 2017 : il fait beau, trop beau, sur l’Evêché. Et le public, pourtant bien sollicité en ce jour de fête de la musique, est venu doucement fouler la pelouse. Et n’a pas été déçu.

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Romain Noël, Enez (Photos ci-dessus et ci-dessous : Christophe Esnault.
D’autres photos sur son “Jazzbook”

A peine le temps de retrouver le lieu, l’ambiance, les transats et les buvettes, qu’Enez investit la grande scène. Vainqueurs du tremplin Jazz or jazz 2017, ils ont gagné leur concert, et l’ont bien mérité ! Les compos du pianiste et leader Romain Noël, fluides et inventives, laissent la part belle aux trois comparses du quartet, notamment au saxo Clément Desbordes qui nous entraîne dans un jazz libre et intense très prenant. La partie était difficile pour les Tourangeaux, ouvrir l’événement n’est pas forcément la place de choix, mais ils ont marqué les auditeurs attentifs. On les reverra sans doute à Orléans.
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Utopic Combo

La nouveauté de la version 2017 de Jazz à l’Evêché s’est révélée ensuite : une caravane ouverte d’un côté, contre le mur face à la grande scène. Cette nouvelle petite scène a accueilli Utopic Combo, un groupe à mi-chemin entre plein de genres musicaux, le jazz, le groove, le funk et le slam. Belle prestation, avec un clarinettiste multi instrumentiste étonnant.
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Bonga

Et puis quatre musiciens noirs ont occupé la grande scène et ont lancé la machine Bonga. Cet Angolais à la voix unique, sensuelle et émouvante, s’est doucement mais fermement emparé du public. Transformant l’Evêché en une grande piste de danse, il a mené la musique et la foule avec une voix de maître. Ces magnifiques répétitions des complaintes africaines prenaient un relief impressionnant. Avec beaucoup d’humour, il a parlé au public comme seuls savent le faire les Africains. Avec des mots, avec des notes, avec une présence folle, une chaleur communicative, une gaité irrésistible. Très ancré dans les traditions africaines et portugaises, il n’est pourtant pas loin de l’esprit du blues. Un grand moment dans l’histoire de l’Evêché. 2017 est bien parti !

Et pour clore ce premier soir, du blues aussi, mais celui-ci trafiqué, approprié, bizuté par les deux compères de King Biscuit. Original et intéressant. Et la douceur de la nuit s’est parfaitement accordée avec ces airs rythmés mais qui restent une lamentation répétée. Du vrai blues, quoi. BC

Ca continue aujourd’hui 22 juin avec plusieurs concerts. En début de soirée sur la grande Scène, United Colors of Méditerranée, un quintet dont ô jazz ! va produire le premier album en 2018 et qui invite exceptionnellement ce soir le vibraphoniste américain Jason Marsalis (voir ci-dessous).

Le programme complet de Jazz à l’Evêché, aujourd’hui et les jours suivants est consultable ici.

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Photo Patrice Delatouche (d’autres photos de P Delatouche en cliquant sur le lien) [Lire la suite de cet article...]

Jazz à l’Evêché 2017, les “régionaux” d’ô jazz !

Programmateur associé de “Jazz à l’Evêché” (21 au 24 juin), organisé par la Ville d’Orléans, ô jazz ! a programmé cette année quatre formations du Centre-Val de Loire, à 19 heures sur la grande scène du Jardin de l’Evêché à Orléans.
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Mercredi 21 juin
Enez (vainqueur du Tremplin régional Jazz or jazz 2017)
La musique du quartet Enez s’inspire de lieux intimes qui appartiennent aux voyages et aux rêves de Romain, au piano et à la composition. Chaque morceau est un tableau, dont les rythmes sont glanés dans les roches, les mélodies, dans l’agitation d’un marché ou le calme d’une anse… Les membres du quartet sont tous issus de l’école Jazz à Tours.
Avec Romain Noël (piano), Benjamin François (batterie), Clément Desbordes (saxophone), Olivier Maignan (contrebasse). Photo ci-dessus : Christophe Esnault.
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Jeudi 22 juin
United Colors of Méditerranée (invité : Jason Marsalis)
Résolument centrée sur toutes les cultures qui cohabitent en Méditerranée, la musique originale du violoniste orléanais Guillaume Dettmar témoigne d’une volonté farouche de fédérer plusieurs univers esthétiques pour mieux les fondre en un tout cohérent.
La formation a invité Jason Marsalis, dernier d’une fratrie de musiciens qui compte Wynton (trompette), Brandford (saxophone) et Delfeayo (trombone). Récemment installé à Orléans, le musicien a publié plusieurs albums sous son nom.
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Avec Guillaume Dettmar (violon), Philippe Draï (percussions), Pierre Bluteau (guitare et instruments à cordes pincées du monde), Brahim Haiouani (contrebasse), Jean-Jacques Taïb (saxophone alto, ténor & clarinette), Jason Marsalis (marimba)
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Vendredi 23 juin
Karenc Trio
Après le “nuevo tango” d’Astor Piazzola et le “new musette” de Richard Galliano, place au “new accordéon”, version Karenc trio.
Le groupe orléanais nous invite au voyage dans l’âme du bandonéon et de l’accordéon, sur des créations personnelles aux influences jazz et aux musiques swing revisitées. Un envoûtement de sons et de parfums qui “tournent dans l’air du soir” (Baudelaire…).
Avec Nicolas Vicquenault (piano), Thierry Robin (batterie) et Karen Chaminaud (accordéon et bandonéon)
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Samedi 24 juin
Groov’n Bones
Une rythmique d’enfer, basse-batterie-guitare, deux trombones. Un son imposant, grave et massif. Et du Groove !!! Groov’n Bones c’est un groupe de potes où l’on retrouve notamment l’Orléanais Stéphane Montigny (Méloblast) qui propose un funk envoûtant, qui imprègne le corps. A découvrir, à écouter et à danser sans modération…
Avec Stéphane Montigny (trombone), Thomas Henning (trombone), Thierry Fanfant (basse), Latabi Diouani (batterie), Lucien Zerrad (guitare)

Le programme complet de Jazz à l’Evêché est à retrouver ici.

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  • Dans les bacs

    bschorp Le contrebassiste Bruno Schorp vient de sortir son deuxième album en leader, Into the world. Et en effet, il se promène dans ses influences, de “Katmandou” à “Travessia”, de Milton Nascimento. Les trois compères de quartet, Christophe Panzani au saxo, Leonardo Montana au piano et Gautier Garrigue à la batterie, sont sur la même longueur d'onde. Tous les quatre nous proposent un jazz léger, agréable, fluide, non dépourvu de profondeur. Ils développent avec une sorte de mélancolique langueur des thèmes mélodieux aux vibrations prenantes. Derrière cette façade cool, une énergie et une rigueur tiennent en haleine. Trois invités sur certains titres viennent rehausser les couleurs en gardant la tonalité générale, Nelson Veras à la guitarre, Tony Paleman aux claviers et la voix de Charlotte Wassy, très instrumentalisée. La multiplicité de collaborations dans le parcours de Bruno lui fait adopter une place assez consensuelle, cherchant la profondeur du propos plus que la nouveauté, la douceur plus que l'agression. Mais le cd tient ses promesses et le monde proposé, d'une très grande qualité technique, vaut le coup d'une grande promenade. BC (Shedmusic / brunoschorp.com)

    running-backwards On connaît l’énergie et la diversité d’Andy Emler. Après trois cd en trio avec Claude Tchamitchian à la contrebasse et Eric Echampart à la batterie, un quatrième compère et ami vient les rejoindre, Marc Ducret et sa guitare, pour Running backwards, un opus de sept compos du leader. Quatre grands du jazz contemporain français. Ensemble, ils n’ont évidemment pas besoin de montrer leur valeur, mais juste de jouer comme ils savent le faire. On connaît la vigueur du batteur, et il ne déçoit pas. Roulements au quart de poil, tenue irréprochable des temps forts enjolivés de battements secs, jeu de tambours mat et intense, Eric s’amuse en donnant à ses acolytes une structure très forte, dans “Lève toi et… Marc”, par exemple, plage où le piano et la guitare électrique dialoguent magnifiquement, nous entraînant dans une dimension quasi cosmique. Et qui se continue dans le morceau suivant, le début en tout cas, car les morceaux ont en fait des parties, des moments parfois différents, variant rythme, formes, couleurs. Tchamitchian fait lui aussi de magnifiques percées, dans “Turn around” en particulier. Très belle musique, parfois sad mais toujours beautiful, titre d’un morceau. Et s’ils ont l’air de regarder en arrière en s’en défendant, de tourner en rond ou de marcher dans l’autre sens, leur musique va fièrement de l’avant et déroule avec brio une guirlande sonore brillante, équilibrée, inventive. Indispensable. BC (La Buissonne - Pias)

    htexier Le Label Bleu, créé il y a trente ans par la Maison de la Culture d'Amiens, est sans doute l'une des meilleures choses qui soit arrivée au jazz français. On trouve à son catalogue quelques-unes des plus brillantes figures du jazz hexagonal et européen, Michel Portal, Louis Sclavis, Aldo Romano, Daniel Humair, Marc Ducret, l'ONJ, Bojan Z, Enrico Rava, Paolo Fresu, l'Américain Joe Lovano… et bien sûr l'incontournable Henri Texier, qui, contre vents et marées (et Dieu sait que le label connut des tempêtes et des renversements de marée !) y a enregistré pas moins de vingt albums. En hommage à cette fidélité sans faille, c'est à lui qu'ont été confiées les clés du concert anniversaire du label, aujourd'hui fixé sur cd. Où l'on retrouve un florilège des inoubliables compositions du contrebassiste, issues d'albums fameux  (“Canto negro”, “Indian's week”, “Holy Lola”…), interprétées par un “all stars” de fidèles, Bojan Z, Manu Codja, Thomas de Pourquery, Edward Perraud et, bien sûr, le compagnon de route “historique”, Michel Portal. C'est un bonheur de complicité et d'écoute, l'impression de se retrouver en terrain familier avec des amis qu'on avait bêtement laissés s'éloigner. Un bonheur si intense qu'il nous ferait presque, à l'unisson de cette spectatrice aux premières notes de “Desaparecido”, pousser un “ahaaaaaa…” de jouissance à peine contenue ! JLD (Label Bleu – L'autre distribution)

    kyoto Après Hervé Dupont (Golan) et ses influences croisées entre Orient et Occident, voici une nouvelle expérience de métissage musical. Ainsi Eric Schaefer, batteur, compositeur et "star centrale de la scène de jazz allemande" (pour l'hebdomadaire “Die Zeit”) se tourne-t-il dans Kyoto Mon Amour vers la musique japonaise . Fasciné par la musique, la philosophie, la religion et la culture de l'Asie, le musicien allemand a visité plusieurs fois la Corée et le Japon. Il pratique le Zen et la méditation, étudie le théâtre Kabuki et Nô, écoute la musique traditionnelle japonaise et s'imprègne de la culture nippone. D'où cet album où il s'est entouré de deux musiciens japonais, Kazutoki Umezu, clarinettiste, et Naoko Kikuchi, joueuse de koto, une longue cithare à treize cordes, et de John Eckhardt à la basse. En un mélange savant de sonorités japonaises et européennes, E. Schaefer construit une œuvre nouvelle, à la fois singulière et subtile, où l'on retrouve le raffinement si particulier et cette sorte d'évanescence propres à la culture nippone. A l'heure où la mondialisation est au cœur des débats, cette expérience musicale montre qu'elle permet aussi de se nourrir de musiques “étrangères” et d'utiliser leurs spécificités pour en créer une nouvelle… DD (ACT Music)

    cover-initiatives Faites le test : écoutez le même album vingt ou trente fois en un mois et constatez que, loin de vous lasser, chaque écoute vous apporte un plaisir supplémentaire, la découverte d'une subtilité que la complétude de l'ensemble avait dissimulée à vos oreilles… C'est bien une telle sensation d'évidence qui s'impose à l'écoute d'Initiatives (trio qui donne son titre au cd… à moins que ce ne soit l'inverse !), travail d'un maître artisan, patiemment ouvragé, totalement abouti. Jean-Christophe Cholet sème sur son parcours, depuis des décennies, des petits cailloux blancs qui sont autant d'albums traçant un chemin sûr dans l'univers des jazz, le sien. Ici en trio classique piano-basse-batterie, ailleurs en quartet (“Whispers”, en 2015), en tentet (Diagonal), avec son trio “historique” (le Cholet-Känzig-Papaux) ou dans d'autres aventures grand-orchestrales, quels que soient l'inspiration, le format, les musiciens, c'est toujours lui, sa “patte” de compositeur et pianiste amoureux du travail bien fait. Pour ce dernier album, il s'est entouré d'un vieux complice, contrebassiste et bassiste très sûr, Gildas Boclé, et d'un nouveau venu sur la scène jazz, son fils Quentin à la batterie, qui signe quelques compositions que ne renierait pas son géniteur : bon sang ne saurait mentir ! Et tout cela nous donne un album très cohérent, mélodieux et swinguant, de facture plutôt “classique” mais tellement agréable, apaisé et apaisant en ces temps d’expérimentation débridée pas toujours maîtrisée. ô jazz ! a programmé “Initiatives” le 9 décembre aux Samedis du Jazz. Les manquer serait assurément une faute… de goût ! JLD (Infigo / L'autre distribution)

    spirit-dance Ils se connaissent depuis des lustres, ils composent tous les deux, et ils ont invité des amis pour former un quintet. Yves Rousseau le contrebassiste et Christophe Marguet le batteur sortent un enregistrement somptueux, Spirit Dance, entourés de Fabrice Martinez à la trompette et au bugle, Bruno Ruder au piano et Fender, et David Chevallier à la guitare. Ce dernier donne au groupe des accents très jazz-rock années 70. Avec des mélodies affirmées, structurées, le quintet installe des ambiances très narratives et nous entraîne dans des histoires fortes (“Pénombre”) racontées juste par la puissance des instruments (la trompette dans “Light and Shadow”, par exemple). Et bien sûr la qualité des musiciens. Ensemble extrêmement cohérent, ce cd est vraiment le fruit du travail de jazzmen en pleine possession de leur instrument (Rousseau sur “Bleu nuit”). Magnifique travail qui prouve une fois de plus que le jazz français, cette musique inscrite dans l’Histoire mais en même temps se développant en toute liberté, brille de tous ses feux. Il y a du savoir-faire, du plaisir, de l’invention, de la maîtrise et de la folie, de la poésie, du dialogue, de l’émotion. Du grand jazz, de la grande musique…
    BC (Cristal Records – Pias)

    pj5e28093trees On les a entendus sur la scène de la salle Vitez pendant “Jazz or jazz”, puisqu’ils participent au dispositif Jazz Migration. C’est déjà leur deuxième cd, et ils se font de plus en plus remarquer. PJ5 est au mieux de sa forme dans ce Trees, un hymne aux arbres, à la nature, à l’écologie. Paul Jarret, le guitariste et compositeur, y exprime ses préoccupations engagées. Du jazz, mais le rock n’est jamais loin. Sa formation, créée en 2010, est assez inhabituelle. Alexandre Perrot à la contrebasse et Ariel Tessier à la batterie assurent plus qu’une simple rythmique. Et deux soufflants, Maxence Ravalomanantsoa au sax ténor et Alexandre Perrot au trombone, apportent un son tout à fait particulier, extrêmement séduisant. Le contraste de ces deux instruments, le saxo clair et immédiat, nerveux er incisif, l’autre plus flou, plus mystérieux, plus lointain, donne un relief aux thèmes repris souvent par la guitare. Le groupe totalement soudé installe une musique aboutie, aux mélodies écrites mais avec des ouvertures pleines de spontanéité, de lyrisme, qui apportent fraicheur et créativité (“Scorched Earth” par exemple) très communicatives. Jazz Migration les aide à franchir une nouvelle étape dans le monde du jazz professionnel. On les reverra certainement à Orléans. Obligé ! BC (Gaya - Socadisc)

    golan2 Il avait frappé fort fin 2016 avec le premier Golan “Al Joulan”, salué ici même. Le contrebassiste Hubert Dupont nous propose aujourd'hui un volume deux, nouvel opus où il continue d'explorer les possibilités offertes par le rapprochement des musiques orientale et occidentale. Comme dans le 1er volume, il a réuni ses deux complices d'origine palestinienne, Ahmad Al Khatib (oud) et Youssef Hbeish (percussions), et trois autres musiciens, Naïssam Jalal, flutiste franco syrienne, le clarinettiste Matthieu Donarier et Zied Zouari, violoniste tunisien. Et tout comme le premier, ce second album est réellement envoûtant. Totalement investis dans la démarche du compositeur et leader, les musiciens sont à leur meilleur et chaque instrument se répond dans une partition sereine, apaisée autant qu'exaltante. Un échange intense s'installe entre les deux styles musicaux, qui s'interpénètrent pour finir par n'en faire plus qu'un, les accents jazzy se mêlant aux accents orientaux dans une symbiose musicale qui vous emporte dans un monde de poésie, de partage, d'échange et d'espoir. Hubert Dupont et son sextet ont créé là un vrai petit bijou musical. DD (Ultabolic / Musea)

    BC : Bernard Cassat
    CE : Christophe Esnault
    DB : Daniel Buon
    DD : Dominique Derenne
    JLD : Jean-Louis Derenne

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    Du lundi 12
    au vendredi 30 juin

    sblocks STARTING BLOCKS. Une trentaine de groupes et ateliers de l'école “Jazz à Tours” investissent la scène. Du rock au jazz, près de 250 musiciens présentent leur travail d’un an ou plus. Tous les concerts sont gratuits et ont lieu au Petit faucheux et au Temps Machine à Tours.
    02 47 66 55 97 / www.jazzatours.com

    Du 21 juin au 20 août
    LES ESTIVALES. Ensemble de concerts, pièces de théâtre, soirées guinguette, ciné plein-air, marchés nocturnes, visites de ville, bal, feux d’artifice et autres temps forts (son et lumières, festival de piano…). Proposé par la ville de Beaugency dans les différents quartiers de la ville et, à partir de juillet, sur la plage installée quai Dunois. Les infos en suivant ce lien.

    Mercredi 21
    au samedi 24 juin

    jaevecheJAZZ A L'EVECHÉ. Sous la direction artistique de Stéphane Kochoyan, une vingtaine de concerts gratuits proposés au Jardin de l'Evêché, à midi et en soirée, par la ville d'Orléans, en partenariat avec ô jazz !, Musique et Equilibre, Le Nuage en Pantalon et ABCD. Le programme complet de Jazz à l'Evêché est à retrouver ici.

    Vendredi 23 juin
    ONANALA. Fanfare du Bénin. A 20 heures en extérieur, à la Médiathèque de Beaugency, allée Pierre-de-Ronsard à Beaugency (Loiret). Gratuit.

    Samedi 24
    et dimanche 25 juin

    CA VA JAZZER. Jazz, soul, funky (My favourite swing, Electrophazz…) entre concerts et parades, avec brocante, expos, petite restauration. Parc de la Mairie, à Château-la-Vallière (Indre-et-Loire). Entrée libre.

    Lundi 26 juin
    PICK UP. Avec Jean-Christophe Cholet (piano), Gildas Boclé (contrebasse), Mathieu Donarier (saxophone), Jean-Louis Pommier (trombone) et Christophe Lavergne (batterie). A 20 h 30 au Théâtre Nicolas Peskine, 8, rue du Lieutenant-Godineau à Blois. 02 54 90 41 41

    Du jeudi 29 juin au dimanche 2 juillet
    jazzinJAZZIN'CHEVERNY. Une vingtaine de concerts au Château et sur la place de l'Eglise. Avec notamment Paolo Fresu en quintet. Toutes les infos sont ici.

    Le samedi 1er, puis du jeudi 6 au dimanche 9 juillet
    DJANGO REINHARDT FESTIVAL. L’édition 2017 se déroule en deux temps : le 1er juillet, journée de concerts gratuits (swing manouche) sur la place du village de Samois-sur-Seine, village “historique” dans la vie de Django, avec notamment le Alma Sinti trio (Jean Claude Laudat : accordéon, Jean Yves Dubanton : guitare et chant, Samy Daussat : guitare), à partir de 12 h 30 (gratuit). Puis du 6 au 9 juillet, quatre de concerts dans le parc du château de Fontainebleau, prairie du Bois d’Hyver (Seine-et-Marne). Avec Trombone Shorty, Bireli Lagrène, Youn Sun Nah, Roberto Fonseca, Avishai Cohen… Toutes les infos ici.

    Dimanche 2 juillet
    BIG-BAND SWAY. Invité : Jean-Christophe Cholet (piano). Dans le cadre du Festival Jazz’in Cheverny. A 12 heures à Cheverny (Loir-et-Cher).

    Vendredi 7
    au dimanche 9 juillet

    TERRE DU SONS. Une cinquantaine de concerts, de Camille à Tété en passant par Popa Chubby, Birdy Nam Nam, Bo Bun Fever… bref, de la chanson, de la pop, du blues, du rap, du jazz, au cœur du Domaine de Candé, à Monts, en Touraine. “Trois jours de paix et de musique”… comme on disait du côté de Woodstock en 1969 (déjà !). Toutes les infos sont là.

    Samedi 8 juillet
    LES VOYAGES DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE. Spectacle musical proposé par l'association After the Crescent, fruit d'une action pédagogique culturelle et artistique de neuf mois avec 60 jeunes Berruyers. Pour les accompagner dans l'aventure, une belle brochette de musiciens (de jazz, nos amis Erienne Déconfin et Géraud Portal) et d'ailleurs (Anthony Gautier, Pierre-Olivier Tixier), plus des chanteuses (Dominique Magloire et M-A Yoldi), une danseuse (Cynthia Mpouma). Spectacle gratuit, à 20 heures au Palais d'Auron (7, bd Lamarck à Bourges). Réservations :
    02 48 20 86 05

    Du samedi 15
    au samedi 22 juillet

    paris-swing-o JAZZ EN VAL DE CHER. Cinq concerts “swing” en soirées (Certains l'aiment chaud, Paris Swing Orchestra…), animations, stage, diners-concerts, apéros-jazz… A Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher) et dans les communes voisines. Proposé par la Compagnie du Jazz. Renseignements : 06 48 58 02 33 / 06 14 63 64 06 / www.compagniejazz.com

    Samedi 22 juillet
    BLUES BERRY. Cinq concerts de blues, avec en tête d'affiche l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau en quintet. Au stade municipal d'Ambrault (Indre) à partir de 17 heures. Entrée à prix libre. Le site, ici

    Vendredi 28
    et samedi 29 juillet

    LOCHES EN VOIX. Chansons, polyphonies d'ici et d'ailleurs, spectacles de rue. Gratuit. Organisé par la ville de (et à) Loches (Indre-et-Loire) avec le concours du Cepravoi. www.cepravoi.fr

    Et plus de sorties jazz en cliquant ici

    Et au-delà du jazz, d'autres sorties à Orléans et autour grâce au blog de Clodelle
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  • Jazz à New-York, see U…

    bye-bye-ny Avec la fermeture du “Garage” fin décembre 2015, après celle du “Lenox Lounge” au cours de la même année, sans parler du déménagement forcé du Zinc Bar et de la Jazz Gallery, de la réaffectation du Poisson Rouge et de tant d'autres clubs mythiques, ce “Jazz à New York” (daté de 2010) est aujourd'hui frappé d'obsolescence. En attendant sa mise à jour (envisagée) cette rubrique créée pour ô jazz ! en 2010 par Jean-Louis Derenne n'est plus disponible. So long folks…
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