Ô JAZZ ! Infos

Pour que vivent le jazz et les musiques voisines du jazz, à Orléans et en région Centre-Val de Loire

Payday Loans

RAMI, deuxième édition, ç’est pour bientôt (13 au 22 octobre) !

Le Nuage en Pantalon a préparé une nouvelle édition de son festival de musiques improvisées pour la mi-octobre. Du jazz, mais pas seulement. Et deux lieux, la Scène Nationale et le Moulin de la Vapeur.
photopascalmaupeu
Pascal Maupeu (Moulin de la Vapeur, 15 octobre)

C’est à la MJC d’Olivet que sera donné le coup d’envoi pour trois jours de concerts au Moulin de la Vapeur (“Jazz au Moulin”). Deux concerts tous les soirs, autant d’artistes de la région que nationaux, autant d’hommes que de femmes, et tous en dessous de trente ans (ou presque). Des duos qui rapprochent des musiciens différents, et même de la vidéo. Et une création spéciale Moulin ! On savait le travail régulier que faisait Estelle Bailly pour la programmation jazz au Moulin, mais cette manifestation qui se rajoute à son programme habituel va augmenter son importance dans le paysage musical de l’agglo, de la métropole, pardon.

rami_trio_hermia_ceccaldi_darrifourcq_1c2a9dr
Le trio Manuel Hermia-Valentin Ceccaldi-Sylvain Darrifourcq
(Scène nationale, 19 octobre)

Deuxième volet du festival RAMI à la Scène Nationale la semaine suivante. Trois concerts par jour, des solos, des duos, des rencontres spéciales. On connaît les talents de Gérard Bedu pour rapprocher des artistes différents, les faire travailler ensemble. Là encore des duos-dialogues (entre percussionnistes, entre violoncellistes). Et en clôture, un rapprochement prometteur entre John Greaves et le violoncelliste Vincent Courtois.

Le Nuage en Pantalon et les deux structures culturelles ont donc réussi une collaboration innovatrice et prometteuse. L’union fait la force : cette deuxième édition des Rencontres Artistiques de Musiques Improvisées va donc prendre de l’ampleur. Seule la politique tarifaire reste dans le bas de l’échelle. BC

Programme

Moulin de la Vapeur, MJC d’Olivet
13 octobre, 20h30
Duo Thierry Leu, contrebasse, Laurent Desmur, piano
Solo Fanny Lasfargues, contrebasse
14 octobre, 20h30
Solo Elodie Pasquier, clarinettes / Vésicule : Eric Amrofel, guitare, Nicolas Larmignat, batterie, Gabriel Lemaire, saxos (création)
15 octobre, 20h30
Trou de mémoire, duo Rafaëlle Rinaudo, harpe, Lison de Rider, vidéo et performance / Rust, trio Laurent Paris, batterie, Robin Fincker, saxo, Pascal Maupeu, guitare

Scène nationale Orléans
19 octobre
18h30 : vernissage de l’expo de Delphine Loiseau
20 octobre
19h : solo Gabriel Lemaire, saxos / 20h30 : duo Elise Dabrowski (chant et contrebasse) et Claudine Simon, piano
trio Manuel Hermia, saxos, Valentin Ceccaldi, violoncelle, Sylvain Darrifourcq, batterie percu
21 octobre
19h Marsyas, danse, violon, guitare /20h30 : trio Florie Dufour, voix, Vincent Viala, piano, Jacques Trupin, bandonéon
trio Marcel Kanche harmonium et voix, Jean-François Pauvros, guitare, Bruno Tocanne, batterie
22 octobre
19h : duo Adrien Chennebault, Florian Satche, batterie et percus /20h30 : trio Anouck Hilbey, voix, Gabriel Lemaire, saxos, Quentin Aurat, électronique /duo John Greaves, voix, basse, piano et Vincent Courtois, violoncelle.

Soirée 10€, tarif réduit 5€ / pass 3 soirées au Moulin : 15€ /4 soirées à la Scène Nationale 25€
Les brochures détaillées, ici.

Les “Emballos”, ça nous emballe ! A vos archives…

emballos

Spécial étourdis : le programme 2016-17 des “Samedis du Jazz”

Comment ça, vous ne l’aviez pas noté dans votre agenda ?!! Et voilà qu’un premier “Samedi” est déjà passé (le 10 septembre). N’écoutant que notre bon cœur, nous re-publions le programme de la 8e saison des Samedis du jazz (Scène nationale d’Orléans / ô jazz!). Mais c’est la dernière fois !
steak-c2a9-remi-angeli
Le groupe tourangeau Steak sera au Théâtre le samedi 10 décembre
(photo Rémi Angeli)

7 saisons, 61 concerts et 27 000 spectateurs plus tard, revoilà les “Samedis du Jazz”, entre septembre 2016 et mai 2017, une nouvelle série de concerts gratuits dédiés à la scène jazz régionale : “Patchworks, puzzles et pièces de jazz…”

Samedi 10 septembre 2016 : Grand orchestre du Tricollectif (Orléans-Paris)
Pour ça, il est trop tard !

Samedi 8 octobre 2016 : Duo Genest/Robilliard (Châteauroux-Paris)
Après avoir consacré ses talents de compositeur à l’écriture de répertoires pour grandes
formations, Nicolas Genest revient à la petite forme et aux musiques plus intimistes.
Avec Nicolas Genest (trompette, bugle) et Yvan Robilliard (piano, fender rhodes)

Samedi 12 novembre 2016 : United Colors Of Méditerranée (Orléans)
Centré sur les cultures qui cohabitent en Méditerranée, la musique du groupe témoigne d’une volonté farouche de fédérer plusieurs univers esthétiques pour mieux les fondre en un tout cohérent.
Avec Guillaume Dettmar (violon, compositions), Philippe Draï (percussions), Pierre Bluteau (guitare et instruments à cordes pincées du monde), Brahim Haiouani (contrebasse), Jean-Jacques Taïb (saxophone alto, ténor & clarinette)

Samedi 10 décembre 2016 : Steak (Tours)
Steak est ancré dans une certaine tradition du free-jazz, avec des influences indéniables des rythmiques dansantes des quartets de Keith Jarrett ou des constructions malicieuses d’Ornette Coleman.
Avec Axel Gaudron (batterie), Paul Cadier (saxophone ténor), Flavien Légland (contrebasse)

Samedi 14 janvier 2017 : Duo Florent Sepchat/Renaud Detruit (Tours)
L’association originale de l’accordéon et du vibraphone (ou du marimba) est une instrumentation exigeante et intéressante car elle réunit deux instruments à claviers aux modes de jeux très différents.
Avec Florent Sepchat (accordéon), Renaud Détruit (vibraphone, marimba)

Samedi 11 février 2017 : Trio Astoria Tango (Indre)
Ces trois musiciens aux parcours et aux tempéraments très différents parviennent à exprimer d’une seule voix toute l’ambivalence émotionnelle des répertoires d’Astor Piazzola et Richard Galliano.
Avec Félicien Brut (accordéon), Nina Skopek (violon), Brigitte Coissard (piano).

Samedi 18 mars 2017 : Brothers (Bourges)
Le nouveau répertoire du groupe a été co-écrit par Géraud Portal et Etienne Déconfin, nouvelle concrétisation musicale de leur amitié solide doublée d’une belle aventure humaine.
Avec Etienne Déconfin (piano), Géraud Portal (contrebasse), Kush Abadey (batterie)

Samedi 29 avril 2017 : Les Véritables Ducs (Orléans-Tours)
Le bonheur d’un jazz acoustique, riche en matières sonores, où bois, métal et cordes s’entremêlent…
Avec Sacha Gillard (clarinettes), Gaël Riteau (trompette), Nicolas Le Moullec (contrebasse) + un.

Samedi 27 mai 2017 : Bertrand Renaudin Trio (Loiret-Paris)
“Tu as la montre, nous avons le temps”. C’est le titre du nouvel album de Bertrand Renaudin, nouvelle aventure musicale avec une nouvelle formation.
Avec Hugues Rousé (saxophone), Sébastien Dochy (contrebasse), Bertrand Renaudin (batterie, compositions)

Le samedi, à 15 heures (nouvel horaire), dans le hall du Théâtre d’Orléans. Gratuit

Nouvelle saison pour le Petit faucheux, à Tours

C’est une institution tourangelle et régionale, un lieu de référence, une scène incontournable. A Tours, le Petit faucheux accueille, programme, soutient le jazz, en concerts, en résidences, en créations, en répétitions, en festivals, en expositions.
petit-fauch

La programmation de son début de saison (septembre à décembre) vient de sortir. Musiciens confirmés (John Scofield, Jozef Dumoulin / “artiste associé”, Alban Darche, Bruno Chevillon, Christophe Marguet…), jeunes talents en pleine ascension (Roberto Negro, Théo Ceccaldi…), y côtoient les jeunes pousses de la scène régionale (Freaks, Les Pompiers, Electric Vocuhila…) et des formations issues de plusieurs collectifs (Coax, Capsul…).

En tout, plus d’une trentaine de rendez-vous au Petit faucheux lui-même et ailleurs à Tours et en Touraine (notamment lors du festival “Emergences”, du 10 au 18 novembre). Demandez le programme !

Le Petit faucheux, 12, rue Léonard de Vinci à Tours.
Accueil-billetterie : 02 47 38 67 62 www.petitfaucheux.fr

30e “Jazz en Touraine”, du 15 au 25 septembre

jet

Entre Blois et Amboise par la rive sud, Montlouis-sur-Loire, célèbre pour son vin blanc (et les rillettes et rillons qu’il accompagne fort bien !), propose une nouvelle édition de “Jazz en Touraine” du 15 au 25 septembre.

En dix jours, pas moins de quarante-cinq concerts et d’innombrables animations et festivités en divers lieux de Montlouis (le Magic Mirror, l’Espace Ligéria, le Village gourmand…) et dans une quinzaine de communes associées.

Au menu de cette édition, notamment : Michel Legrand (le 15), Lou Tavano (le 15), David Enhco (le 17), Kyle Eastwood (le 20), Hugh Coltman (le 21) ou encore Lisa Simone (le 22) et Laurent de Wilde (le 24).

Sans oublier les “offs” du Village gourmand et la quinzaine de concerts “hors les murs”.

Tout est là.

Dimanche soir au Tricot, une étrange expérience sensorielle

En clôture des journées Tricot au Théâtre d’Orléans, une étrange expérience proposée par l’Orchestre de Nouvelles Créations Expérimentations et Improvisations Musicale (ONCEIM) qui interprétait une pièce d’Eliane Radigue, Occam Océan.
tricot-fin

Composée vers 2010, créée à Londres en 2011 puis rejouée en France plusieurs fois, Occam Océan est une expérience de perte de repères. Ca commence par un silence duquel monte progressivement un son qui va onduler pendant plus d’une heure dans des variations d’intensité sans heurts. Comme dans un brouillard au dessus de l’océan. C’est assez beau, on plane dans un fog qui efface toute brusquerie, ça enfle puis ça se dégonfle tout doucement.

Les vingt huit musiciens sur scène apportent petit à petit leur contribution pour alourdir l’effet. Et même si le son va enfler de par la masse, on est quand même un peu frustrés. Ces excellents musiciens (on en connaît certains) ne vont jouer que cela ! Et lorsque tout retourne au silence originel, on se demande, au fond, et malgré la beauté du son entendu, ce qui s’est vraiment passé. Son ? Musique ? Brume ? Enfumage ? Fog ! BC

Samedi au Tricot, les concerts se suivent… sans se ressembler !

Soirées Tricot au Théâtre d’Orléans, suite : samedi soir 10 septembre, Django Reinhardt, où qu’il soit, devait boire du petit lait, alors que Miles Davis a dû se retourner dans sa tombe.
watchin
On y était, au feu de camp des Gitans rassemblés autour de Django. Le Théo Ceccaldi Trio revisitait l’œuvre du célèbre guitariste, et ça l’a fait, ça l’a vraiment fait  ! On connait les trois composantes de la musique de Django, le rythme soutenu aux guitares d’accompagnement, le lyrisme parfois échevelé du violon manouche et la mélodie galopante sur le manche de la guitare du maître. Et bien tout était là, en place, même si tout était bouleversé. Le trio de cordes, revenu à son expression de départ, a complètement reconstruit cette musique sans qu’on s’en aperçoive. Bien sûr Théo a eu des moments très Grappelli, Guillaume Aknine de magnifiques envolées à la Django et Valentin a fait claquer les cordes de sa contrebasse comme les bassistes manouches. Mais les rôles se sont inversés, se sont emmélés, le rythme partait de n’importe où et le feu de camp devenait une fournaise d’enfer. Toujours dans le contrôle, dans l’incroyable précision de la justesse du ton. Ils ont tout trois poussé à fond la beauté de leur instrument, Aknine sur les cordes de sa guitare acoustique amplifiée, Théo les volutes du violon tsigane. Pas un quart de temps de décalage, du travail d’orfèvre qui rêve à la lune et prend le temps de faire partager son plaisir.

Un peu plus tard en revanche, Watchin’with MilesDavis Quintet a tenté de nous emmener dans la musique futuriste des années soixante. Qui est passée, morte et enterrée. Le trio, malgré son nom, a répété des rythmes de machines sans jamais jouer de musique. La “vidéo” de Jean-Pascal Retel, clignotements rapides insupportables à l’œil, n’apportait pas vraiment grand chose pendant une bonne moitié du concert. Xavier Camarosa au piano se contentait de servir de boîte à rythme, Valentin Ceccaldi ponctuait au violoncelle et Sylvain Darrifourcq tentait de relever des défis impossibles, tenir un rythme insensé sur un temps très long, être aussi régulier que le courant électrique. Ni beau, ni intéressant, ni vraiment créatif. Sorte de performance qui a du pousser les Martiens à se dire, une fois de plus, qu’ils sont fous, ces Terriens ! BC

Faut qu’ça saigne !

“Neuneu”, nouvelle création du Grand Orchestre du Tricot, samedi 10 au Théâtre d’Orléans. Un siècle après la création du mouvement Dada par Tristan Tzara, le dadaïsme bouge encore. Un peu.gortricot

On les avait ovationnés avec leur “Hommage à Lucienne Boyer”, dans le cadre des Samedis du Jazz en 2015. C’est dire si les 500 spectateurs présents attendaient beaucoup de leur nouveau programme (“Neuneu”) en ce samedi après-midi.

Que dire… On peut avoir apprécié cette fantaisie bouchère autour de Rigolette et Musardise, mascottes de Viandiland, parc d’attraction tout dédié à la bidoche, la barbaque, la carne, la semelle. Mais il n’est pas moins permis de souligner que cette macédoine scénique aux audaces souvent convenues, où une musique toujours impeccable mais chichement servie se trouve réduite à l’accompagnement d’une logorrhée parfois peu digestible, nous a laissés, comment dire… sur notre faim !

On sait l’imagination, la fougue, l’inventivité et le colossal travail du Tricollectif en matière musicale, salués et soutenus ici plus souvent qu’à notre tour. Ce n’est donc pas leur faire insulte que de leur exprimer notre désappointement. A Viandiland, n’est ce pas, il faut savoir trancher dans le vif ! JLD
jmarin

Photos Christophe Esnault. D’autres photos sur son “Jazzbook”

  • ô jazz ! est sur Facebook

    Ojazz logo Retrouvez-nous d'un simple clic sur le “bouton” ci-dessus.
  • Dans les bacs

    facing_ducret“Le piano de tout temps a été la machine à écrire du compositeur et son journal intime”, nous disent François Raulin et Stéphan Oliva. Et ils ajoutent que lorsqu’ils se mettent à leur instrument, tous les grands noms du piano, ceux qui leur ont parlé, sont là sans qu’ils les convoquent. Ils ont donc décidé de nous livrer un travail assez intime de Correspondances, comme s’appelle le cd. Sous la forme de “lettre à”, de “réponse à”, de “post scriptum”, ce bouquet de pièces pour deux pianos correspondent avec, ou correspondent à, beaucoup de personnages importants pour les pianistes : Martial Solal, Ligeti, Randy Weston, Jean-Jacques Avenel, Dutilleux, Paul Bley, etc. De grands compositeurs pianistes, mais pas seulement, puisqu’Emma Bovary fait partie des destinataires. Parfois musique simple, juste des notes sur le carnet, parfois des morceaux très élaborés, les deux musiciens sont tellement sur la même longueur d’ondes qu’on se demande souvent s’il y a bien deux pianos. Moment magnifique d’ode à l’instrument qu’est le piano, sa sonorité et ses possibilités infinies. Des folies et du classique, jamais de longueur, des moments d’une vivacité rafraîchissante. Tout ce travail fait penser à un nom qui ne figure pas dans les inspirateurs mais qui semble courir dans tous les morceaux, le génial Thelonious Monk. Vive le piano. BC (Abalone-L’autre distribution)

    visitation Compositeur et guitariste se promenant dans des paysages assez vastes des musiques d’aujourd’hui, Cyril Achard propose ce mois-ci un cd de guitare acoustique, Visitation. Avec la volonté première de mettre la mélodie à l’honneur, et d’élargir les sonorités en invitant la saxophoniste Géraldine Laurent. Ce duo singulier joue sept compositions du guitariste et deux reprises traditionnelles. Cyril Achard a une facture presque classique dans les doigtés, même si bien sûr le rythme est jazz, tendance brésilienne. Lyrique dans les compos, Cyril a aussi un jeu posé mélant accords d’accompagnement et développements mélodiques très touchants. Quand à Géraldine, elle tient très délicatement sa partie dans le réel échange du duo. Elle sait ne pas écraser la guitare acoustique, et en même temps apporter une vigueur, une chaleur communicative. La nième reprise d’Estate, bossa nova italienne marquée par l’inoubliable interprétation de Nougaro, est très réussie, lyrique à souhait, mais que le duo entraîne du côté des improvisations jazz. Ces neuf morceaux de musique sans batterie, calmes mais jamais ennuyeux, sont bien sûr recommandés aux amoureux de la guitare. BC (ACM Label Jazz)

    robinOlivier Robin, batteur et compositeur, vient de présenter en début d’été son nouveau cd Jungle Box. Toutes ses compositions sont ancrées dans le jazz solide du post be-bop. On sent son admiration pour Mingus et ce jazz pré-free des années 60, mais dans un contexte distancié. Il s’est entouré de musiciens et néanmoins amis de la même veine que lui. Le contrebassiste Damien Varaillon fait un travail formidable, inspiré, ouvrant les thèmes vers le jazz plus libre d’aujourd’hui. Le pianiste Vincent Bourgeyx n’est pas en reste, il retrouve toute la dextérité des grands des années soixante, un jeu très large et qui galope sur le clavier avec une efficacité réjouissante. Quant aux deux soufflants, David Prez au saxo ténor et Julien Alour à la trompette et au bugle, ils s’amusent autant dans les chorus énergiques que dans les solos très personnels. On a déjà dit ici tout le bien qu’on pensait de Julien Alour et de son cd en leader “Cosmic Dance” (“Dans les bacs” – avril 2016). Ces cinq musiciens s’accordent magnifiquement sur le son, sur l’inspiration, sur la culture, sur le plaisir de jouer. On sent qu’ils ont en commun la même recherche autour de cette musique solidement jazz, qui semble couler de source en cachant le gros travail nécessaire pour sortir aussi librement. BC (Freshsound Records - Socadisc)

    ducretGuitariste autodidacte mais ayant très vite côtoyé les grands, Marc Ducret retrouve ses amis de Journal Intime, un trio de cuivres, pour un deuxième album. Sur les compositions de Marc, les quatre instrumentistes dialoguent avec une liberté que leur complicité leur permet. Sylvain Bardiau à la trompette, Matthias Mahler au trombone et Frédéric Gastard au saxo basse font plus qu'entrer dans la musique du leader. Ils la créent avec une dextérité exceptionnelle. Car la musique proposée est plutôt difficile. Recherches de sons, trame lâche sur laquelle se tisse un paysage abstrait plein d'éclats, de trous et de répétitions. Les quatre morceaux du cd, de 12 minutes chacun, ne reposent pas tous sur des thèmes exprimés. Les deux premiers sont manifestement à classer dans la musique contemporaine, de celle qu'on entendait il y a quelques années. Le troisième, Un vent violent, repose sur un rythme syncopé qui évoque une narration. Ces Paysages avec bruits demandent un effort pour les recevoir dignement, même si un son tout à fait original s'impose au fil de l'écoute. Le travail à la guitare de Marc n'y est pas pour rien. Mais les recherches de ces quatre musiciens, qui “poussent l'aventure plus loin et essayent de nouvelles formes”, sont suffisamment convaincantes pour aller écouter ce qui se trame de ce côté-là de la musique. BC (Abalone/L'Autre Distribution)

    a-ferber Pour Jazz Magazine (juillet 2016), Alan Ferber est une “Révélation”. Pas pour nous, qui le suivons depuis 2010 et son très élégant “Chamber Songs / Music for nonet and strings”, suivi en 2013 du non moins remarquable “March Sublime”, tous deux publiés chez Sunnyside, incontournable label indépendant new-yorkais fondé par un Français, François Zacalain. Mais le musicien avait déjà une longue carrière de tromboniste derrière lui, ainsi que de chef de ses propres formations, en nonet et en big-band, affichant six albums au compteur depuis 2004.
    Avec Roots & Transitions, Alan Ferber Nonet nous offre une démonstration jamais démonstrative de ce qu'un authentique talent de compositeur, une solide culture jazzistique et la science des arrangements peuvent produire de meilleur : un vrai bonheur de jazz orchestral dont la facture plutôt “classique” et le caractère familier (un motif, quelques développements, une jolie place accordée aux solistes) ne doivent pas dissimuler la grande subtilité. Car cette musique, pas aussi simple qu'il n'y paraît, cache derrière le charme de ses ballades intimistes ou l'éclat de ses morceaux de bravoure, un immense travail fondé sur l'utilisation optimale des possibilités de ce nonet très cuivré. S'il en était besoin, cet album consacre la place d'Alan Ferber dans le peloton de tête des grands chefs et orchestrateurs américains du moment, de John Hollenbeck à Maria Schneider en passant par Vince Mendoza. Intelligente, généreuse et sensible, la musique qu'il nous offre en partage sonne juste de bout en bout ! JLD (Sunnyside Records)

    cbleyTrois ans après Trios, ils remettent ça, ces trois monuments du jazz. Même producteur, ECM, même lieu d'enregistrement, Lugano. Même ambiance, calme et profonde. Carla Bley a écrit un morceau d'une vingtaine de minutes, Andando el Tiempo, de trois mouvements. Longue intro au piano rejoint par la basse de Steve Swallow, puis phrases aériennes du saxo d'Andy Sheppard. Musique d'une simplicité apparente sidérante, qui s'écoute en premier lieu pour sa beauté, son déroulé dans le temps, son occupation de l'espace. Mais en plus, elle recèle une complexité cachée qui nous propose une magnifique réflexion sur la musique elle-même. Au carrefour du jazz, de la musique contemporaine, de l'impro et du gravé dans le marbre, de la légèreté insouciante des saltimbanques et de la réflexion sur la création, elle semble accrochée dans l'air et en saisir des rumeurs secrètes et primordiales pour les mettre en lumière, les amener d'abord à nos oreilles, ce qui est en soi déjà une grande réussite, puis se glisser jusqu'aux fins fonds de notre cerveau pour l'envahir, le faire tourner, lui donner un feeling à analyser, du sens à méditer. Lentement, calmement, sans s'affoler. Avec plaisir… Ce premier morceau donne son titre à l'album. Deux autres longs morceaux le complètent, de la même veine. Peut-être plus narratifs, notamment Swallow à la basse, qui nous donne des moments superbes comme il sait en faire, navigant à l'oreille sur sa basse électrique au son reconnaissable entre mille. On est bien sûr dans de la grande musique, jouée par de grands musiciens. A 80 ans, la petite vendeuse de cigarettes repérée par le pianiste Paul Bley au Birdland de New York est vraiment tout en haut de l'affiche. Emouvant. BC (ECM)

    BC : Bernard Cassat
    CE : Christophe Esnault
    DD : Dominique Derenne
    JLD : Jean-Louis Derenne

    >>>Et plus de CD dans les bacs d'ô jazz ! en cliquant ici
  • Nos articles récents

  • Nos rubriques

  • widget-sous-kimono
    thelem_logo
  • Agenda Jazz

    Du 23 septembre au 9 octobre
    au-sud-du-nord 20e FESTIVAL “AU SUD DU NORD”. Pendant plus de deux semaines, le festival itinérant conçu par le contrebassiste de jazz Philippe Laccarrière fait étape dans quinze villes et villages de l'Essonne. Au menu, du jazz, de la peinture, de la poésie… Avec notamment Mario Canonge, Bernard Lubat, Raphaël Imbert, Jean-Marie-Machado, André Minvielle, Patrice Caratini, Médéric Collignon, Franck Tortiller, Bojan Z, Julien Lourau, Simon Goubert, René Urtreger… Programme complet ici.

    Vendredi 30 septembre
    soul THE SOUL DEALERS (soul, funk, blues). A 20 h 30 à l'Espace George-Sand de Chécy. Gratuit sur réservation. www.checy.fr

    Vendredi 30 septembre
    PATRICK FILLEUL TRIO (invité, le trompettiste Ronald Baker). A 20 h 45 au Théâtre Monsabré, 11, rue Bertheau à Blois. 06 95 20 86 25. www.theatremonsabre.fr

    Mardi 4 octobre
    2016 ELECTRO DELUXE (funk, soul). A 21 heures. All that Jazz (Les Lobis), 12, avenue du Maréchal- Maunoury à Blois. 02 54 44 41 80.www.allthatjazz.fr

    Jeudi 6 octobre
    rn-tc AUTOUR DU TRICOLLECTIF. Avec “Freaks” (Théo Ceccaldi, violon, compositions ; Benjamin Dousteyssier, saxophones alto et baryton ; Quentin Biardeau, saxophone ténor, claviers ; Giani Caserotto, guitare électrique ; Valentin Ceccaldi, violoncelle, horizoncelle ; Etienne Ziemniak, batterie) puis “Danse de salon” (Théo Ceccaldi violon, alto ; Roberto Negro, piano). A 20 heures au Petit faucheux, 12, rue Léonard-de-Vinci à Tours. En savoir plus

    Samedi 8 et dimanche 9 octobre
    travers FESTIVAL DE TRAVERS. Musique, ateliers, rencontres, animations, petite restauration… Proposé place Saint-Aignan à Orléans par ABCD. Gratuit.

    Samedi 8 octobre
    genest-rDUO GENEST-ROBILLARD (Trompette, piano). Dans le cadre des Samedis du Jazz proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. Attention, nouvel horaire des “Samedis” : à 15 heures, dans le hall du Théâtre d'Orléans. Gratuit.

    Du jeudi 13 au samedi 15 octobre
    JAZZ AU MOULIN. Proposé par la MJC d'Olivet et le Nuage en Pantalon (en “avant-première” des RAMI, voir ci-dessous). Six concerts de la scène orléanaise et régionale, avec Thierry Leu, Laurent Desmurs, Eric Amrofel, Pascal Maupeu, Gabriel Lemaire, Nicolas Larmignat… A 20 h 30 au Moulin de la Vapeur à Olivet. Tarifs 10 € et 5 € la soirée - Pass 3 soirs : 15 €. Les brochures détaillées, ici.

    Vendredi 14 octobre
    lakkoLAKKO (trio de percussions). A 20 h 30 à l'Astrolabe (patinoire d'Orléans), boulevard Jean-Jaurès.

    Vendredi 14 et samedi 15 octobre
    A HOT NIGHT IN PARIS. Concert dédié à la musique de Phil Collins, par le big-band orléanais BiBap. A 20 heures Salle Gérard Philipe à Orléans La Source. Tarifs 10 € et 5 €. projektbigband@gmail.com

    Du mercredi 19 au samedi 22 octobre
    LES RAMI 2016. Seconde édition des “Rencontres Artistiques de Musiques Improvisées”, proposées par le Nuage en Pantalon avec le soutien du Théâtre d'Orléans. Une douzaine de rendez-vous (expo, concerts, performances autour du jazz, de la chanson française, de l'improvisation…). Au Théâtre d'Orléans. Soirée 10 €, tarif réduit 5 € / pass 4 soirées à la Scène Nationale 25€Les brochures détaillées, ici.

    Vendredi 21 octobre
    FRED CHAUVIN (Un voyage musical dans un univers swing manouche). Emission-concert proposée par “Jazz avec Babou”, à 20 h 30 à l'Auditorium de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (Espace culturel et sportif Léo Lagrange, place de la Belle-Arche). 25 €. Réservation posssible au 07 68 19 01 94. Diffusion sur RCF-Loiret. Billetterie en ligne sur www.jazzavecbabou.com

    Samedi 5 novembre
    YLIANE CANIZARES (musique cubaine). A 21 heures. All that Jazz (Les Lobis), 12, avenue du Maréchal- Maunoury à Blois. 02 54 44 41 80.www.allthatjazz.fr

    Jeudi 10 novembre
    alexandra-grimal DRAGONS. Dans le cadre de la résidence de la saxophoniste et compositrice Alexandra Grimal à la Scène nationale d'Orléans. Avec Nelson Veras (guitare), Jozef Dumoulin (claviers), Bo van der Werf (sax baryton) et Dré Pallemaerts (batterie et musique électronique). A 20 h 30, salle Vitez du Théâtre d'Orléans. 02 38 62 45 68

    Samedi 12 novembre
    UNITED COLORS OF MEDITERRANÉE (quintet). Dans le cadre des Samedis du Jazz proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. Attention, nouvel horaire des “Samedis” : à 15 heures, dans le hall du Théâtre d'Orléans. Gratuit.

    Dimanche 20 novembre
    BRASS BAND DU VAL DE LOIRE. A 16 h 30 à la Salle des Fêtes de Baule (Loiret).

    Dimanche 20 novembre
    LUCY DIXON (Une anglaise, du Swing, de l’Anarchie… et des claquettes). Emission-concert proposée par “Jazz avec Babou”, à 17 heures à l'Auditorium de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (Espace culturel et sportif Léo Lagrange, place de la Belle-Arche). 25 €. Réservation posssible au 07 68 19 01 94. Diffusion sur RCF-Loiret. Billetterie en ligne sur www.jazzavecbabou.com

    Dimanche 27 novembre
    dakhabrakha DAKHA BRAKHA. Transe rituelle ukrainienne. A 17 heures, Scène nationale d'Orléans. 02 38 62 45 68

    Et plus de sorties jazz en cliquant ici

    Et au-delà du jazz, d'autres sorties à Orléans et autour grâce au blog de Clodelle
  • Soutenez ô jazz !

    appel-dons-web1 xx
  • Nous contacter

    Vous êtes un groupe, un organisateur de concert, un amateur éclairé… vos infos nous intéressent ! contact.ojazz@gmail.com

    VOUS UTILISEZ INTERNET EXPLORER ? CE SITE VOUS PARAIT ILLISIBLE ! ADOPTEZ FIREFOX, C'EST MAGIQUE !
    En suivant ce lien.

    SUIVEZ aussi toute l'actualité d'ô jazz ! en vous abonnant à notre fil d'info Twitter sur :
    www.twitter.com/actuojazz
  • Jazz à New-York, see U…

    bye-bye-ny Avec la fermeture du “Garage” fin décembre 2015, après celle du “Lenox Lounge” au cours de la même année, sans parler du déménagement forcé du Zinc Bar et de la Jazz Gallery, de la réaffectation du Poisson Rouge et de tant d'autres clubs mythiques, ce “Jazz à New York” (daté de 2010) est aujourd'hui frappé d'obsolescence. En attendant sa mise à jour (envisagée) cette rubrique créée pour ô jazz ! en 2010 par Jean-Louis Derenne n'est plus disponible. So long folks…
  • A visiter

  • Jazz Radios

  • Partenaire

    Jazz Radio