Ô JAZZ ! Infos

Pour que vivent le jazz et les musiques voisines du jazz, à Orléans et dans sa région…

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Samedi du Jazz le 19 mai : c’est le David Kozak Trio qui s’y colle !

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Dernier “Samedi du Jazz” de la saison, avec le David Kozak Trio, qui remplace au pied levé (c’est le cas de le dire) Minuit Guibolles.

Elève d’Eric Legnini, David Kozak présente un programme de compositions originales, avec une rythmique de choc où la finesse du batteur Adrien Chennebault et l’assurance de Pascal Thomas à la basse tissent une toile propice à toutes les audaces.

Avec David Kozak (piano et compositions), Pascal Thomas (basse), Adrien – Didi – Chennebault (batterie).

C’est à 17 heures dans le hall du Théâtre d’Orléans. C’est proposé par ô jazz ! et la Scène nationale d’Orléans et c’est gratuit. On vous attend… de pied ferme !

Le week-end du 1er au 3 juin, c’est “Chinon en jazz”

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Chinon, c’est pas loin (il suffit de se laisser glisser au fil de la Loire), c’est une belle ville et l’on y boit du bon vin ! (chinon de sables ou chinon de coteaux, goûtez les deux, vous vous ferez une opinion…).

Mais c’est aussi une fois par an une ville de jazz. Tout juste une semaine après le Marathon bruxellois dont on vous parle ci-dessous. Autre horizon, autre programmation, autres plaisirs…

Totalement gratuit, ce festival organisé par LA scène jazz de Tours (le Petit faucheux) offre trois jours de concerts pour illustrer le jazz d’aujourd’hui dans toute sa diversité.

Comme les musiques, les lieux sont divers et éclectiques : collégiale Saint-Mexme, quartiers des Hucherolles, des Courances, Forteresse Royale, rues et jardins.

Et tout ça dans un ambiance festive et familiale, avec notamment le pique-nique du dimanche midi sur les bords de Vienne.

Beaucoup de beau monde, connu et moins connu, par exemple : l’Orchestre National de Jazz, Thomas de Pourquery, Christophe Monniot, Major Swing… des fanfares, pour plus de quinze concerts.

Tout le programme est là !

Le Marathon du Jazz, c’est à Bruxelles du 25 au 27 mai !

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200 concerts, 700 artistes : c’est le grand rendez-vous du jazz en Belgique. Trois jours de musique sur quatre podiums en plein air (Grand Place, au Sablon, Place Sainte-Catherine, Place Fernand Cocq) et sur plus de cinquante scènes “indoor” proposées par les clubs et cafés.

Et tout cela est gratuit, joyeux, libre et bon enfant. On y entendit l’an passé Eric Legnini et Philip Catherine, stars locales à la carrière internationale, et une nuée de formations européennes qui, pour être encore peu connues, n’en groovent pas moins de très bon coeur !

Ce marathon-là, c’est bien plus que de la musique : une grande fête amicale où les pisse-froid n’ont pas leur place !

Tout est là !

Ah que vienne… Jazz à Vienne !

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Trombone Shorty. Figure emblématique de la nouvelle scène néo-orléanaise, le tromboniste, dont on ne recommandera jamais assez le récent et si décoiffant “For True” (Universal Music), devrait mettre le feu à l’amphithéâtre viennois le 12 juillet. Incontournable !

Pour ceux qui l’ignoreraient encore, c’est bien Stéphane Kochoyan, programmateur d’Orléans’Jazz, qui vient de se voir confier les clés du festival de Vienne (Isère), l’une des manifestations phares des étés jazzistiques français.

Cette raison, si “nécessaire” qu’elle soit, ne serait cependant pas suffisante pour justifier une telle chronique. Mais la programmation promise pour la prochaine édition (du 28 juin au 13 juilllet), si !

Alors allons-y, dans le désordre et de manière totalement sélective et partiale : Mc Ferrin-Corea (le 29 juin) ; Robert Glasper Experiment (le 30 juin) ; Gregory Porter (le 2 juillet) ; Pat Metheny (le 4 juillet) ; Eddy Louiss (le 5 juillet) ; Avishai Cohen (le 8 juillet) ; Dianne Reeves (le 10 juillet) ; Trombone Shorty (le 12) ; Ibrahim Maalouf (le 13). Bref, un habile mélange de classiques et de figures montantes que le cadre exceptionnel de l’amphithéâtre romain de la ville, avec ses près de 6 000 places, devrait magnifier encore.

Vienne, c’est aussi d’autres scènes, d’autres lieux, d’autres plaisirs en bord de Rhône, quinze jours de jazz comme une parenthèse hors du temps…

On peut s’y rendre en voiture en quelques heures, avec, pourquoi pas, une coupure déjeunatoire à Clermont-Ferrand. Il y a tout près de la cathédrale un des ces petits restaurants (le Caveau chez Francis, rue Tour de la Monnaie) où l’aligot fleure bon la ferme et les vins la bonne cave, on on ne vous dit que ça !

L’intégrale de Jazz à Vienne, sur ce lien : www.jazzavienne.com

Un nouvel album pour le Roberto Negro Trio


Le Trio Roberto Negro et Christophe Monniot aux… par OJazzTV

Une petite vidéo du trio, en compagnie de Christophe Monniot le 17 mars au Théâtre d’Orléans (Marc Vassal)

Le trio de Roberto Negro, qui avait fait grande impression lors des Samedis du Jazz le 17 mars dernier au Théâtre d’Orléans (sur l’invitation conjointe d’ô jazz ! et de la Scène nationale), annonce la mise en route de son second album.

Deux ans après “Downtown Sorry” (Révélation JazzMag ; Elu Cititzen Jazz), la formation entre en studio début juillet.

On a hâte de voir ça ! Enfin, de l’entendre…

Avec toujours Roberto Negro au piano et compositions, Jérôme Arrighi à la basse et Adrien – Didi – Chennebault à la batterie… www.trio.robertonegro.com

Une rencontre avec Maria Schneider…

A l’heure où sort un album d’inédits du compositeur et arrangeur Gil Evans, qui aurait eu cent ans le 13 mai 2012 (The Gil Evans Centennial Project), ô jazz ! est heureux de vous proposer cet entretien exclusif avec Maria Schneider, qui fut l’assistante d’Evans et qui n’a pas été pour rien dans la réalisation de cet hommage.

L’occasion pour la multi-récompensée compositrice américaine d’évoquer la place du jazz et plus généralement de la musique dans sa vie, la sortie prochaine d’un nouvel album, (Chamber Works), les sources de son inspiration, son amour des oiseaux et tous les autres centres d’intérêt qui nourrissent son processus de création.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxInterview Jean-Louis Derenne

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Maria Schneider, chez elle à New-York

New-York, neuf heures du matin. Un petit appartement au 5e étage d’un immeuble des années 50, quelque part dans l’Upper West Side, à un battement d’aile de Central Park. Maria Schneider, 51 ans, “l’un des plus grand compositeurs américains, point !” (Time Magazine), nous reçoit sans façons. Trois heures d’entretien “non-stop”, tout juste interrompues par le coup de fil d’un pair - et admirateur -, Claus Ogerman, fameux arrangeur de l’oeuvre d’Antonio Carlos Jobim, l’une des références de Maria justement, auquel elle envisage un jour de rendre hommage…

Vous avez été l’assistante de Gil Evans. Un album d’inédits, dont vous êtes la “marraine”, lui rend aujourd’hui hommage. Quelle en est l’origine ?

Le projet est porté par Ryan Truesdell, qui était coproducteur sur mes deux derniers albums. Je l’ai rencontré il y a plusieurs années en lui donnant des cours et il m’assiste aujourd’hui de la même façon que j’ai moi-même aidé Gil Evans dans les années 80 (il est notamment l’organisateur des tournées du Maria Schneider Orchestra – NDLR).
Je l’ai présenté à la famille de Gil, qui possède une quantité de musique pas du tout classée ni répertoriée. Il a fait des recherches et a découvert une cinquantaine de morceaux inédits, jamais enregistrés.
Puis il s’est rapproché de la Eastman School of Music pour faire jouer et entendre les partitions et pouvoir en extraire les morceaux les plus intéressants. C’est très difficile car il y aurait de quoi faire au moins cinq albums ! Enfin, il a choisi ses préférés et il a commencé à les enregistrer. Il a donné un concert en 2011 à NY et c’était incroyable. Il a su s’entourer de très bons musiciens. C’est quelqu’un qui sait comment produire un album, il a une très bonne oreille et il a pris un excellent ingénieur du son…
Le disque, élaboré et financé selon le même processus que les miens, sort chez Artisthare pour le centenaire de naissance de Gil Evans, et le résultat est assez fantastique.

Artistshare est l’un des premiers labels au monde – sinon le premier – à avoir proposé un modèle de production fondé exclusivement sur la souscription. Vous étiez, je crois, partie prenante de ce projet ?

Je n’ai pas participé directement à la création d’Artistshare. Mais j’ai été leur premier cobaye ! On a expérimenté ce principe avec l’album “Concert in the Garden” en 2004 (Grammy Award du meilleur album de grand ensemble jazz – NDLR) et cela a très bien marché.
Mais cela requiert beaucoup de travail. L’accompagnement de tout le processus avec des textes, des photos, des interviews, des vidéos, des contacts directs avec les contributeurs est très lourd.
Aujourd’hui, beaucoup de gens en ont repris le principe de base. Mais ce qu’ils font est finalement assez différent. Car la plupart du temps ils se contentent de lever des fonds auprès des internautes pour financer un album. La démarche d’Artistshare va beaucoup plus loin. Il s’agit de créer une vraie relation entre l’artiste et celui qui participe financièrement à son projet, et de donner quelque chose qui va au-delà du seul disque, en partageant son processus créatif… Cela demande un énorme investissement personnel.
Moi, je ne veux pas de cadeaux ni de faveurs ! Je n’ai jamais voulu de subvention d’Etat pour mon orchestre. Je veux que ma musique rapporte à la hauteur de ce que je donne et je tiens à ce qu’elle soit commercialement accessible.
Je veux que les gens aient le sentiment d’en avoir pour leur argent. Et si quelqu’un n’aime pas ce pourquoi il a payé, je suis prête à lui rendre son argent. Et merci d’avoir essayé !
J’aime faire les choses de cette façon. C’est une bien meilleure manière de procéder qu’en étant sous contrat avec une major. Bien sûr le risque est plus élevé. Mais c’est aussi beaucoup plus excitant !

…/… (more)
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