Ô JAZZ ! Infos

Pour que vivent le jazz et les musiques voisines du jazz, à Orléans et dans sa région…

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4,5 G Richter, dernier “Samedi du Jazz” de la saison

Pour l’ultime “Samedi” d’une saison consacrée à l’histoire du jazz, ô jazz ! et la Scène nationale d’Orléans reçoivent samedi 25 mai le trio (plus un !) 4,5 G Richter et son jazz électro-tellurique !
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Photo Jean-François Grossin

Créée en 2010 pour “Place au Jazz Bourgogne” (festival Orléans’Jazz), cette très atypique formation ne s’est pas arrêtée en si bon chemin…

Rencontre et mélange musical improbables, alliant les instruments traditionnels (marimba, saxophones…) à la technologie musicale (machines), le groupe assène un répertoire puissant aux variations électro-jazz-core-improvisation(s), offrant quelques violentes et durables répliques.

Stupeur et tremblements !

Avec Simon Couratier : saxophones, flûtes et machine / Benoît Lavollée : vibraphone, marimba et percussions diverses / JT 25 : machines diverses et variées / Kevin : mise en sons… et en tremblements

Samedi 25 mai au Théâtre d’Orléans à 17 heures. Entrée libre

Keith Haring, le trait simple et très grand

Paris accueille en deux lieux, jusqu’au 18 août, l’une des plus importantes rétrospective jamais consacrée au génial New-Yorkais, mort en pleine gloire à 32 ans, en 1990.
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Comme les plus grands improvisateurs de jazz, un Coltrane ou un Miles, capables de jouer tout un morceau sur un thème qui se résume à quelques mesures, Keith Haring déroule ses lignes sans aucun dessin préparatoire.

Et pourtant, au delà de leur coté graphique, les toiles qu’on a sous les yeux paraissent totalement construites, pensées, ordonnées, équilibrées. C’est que, comme les grands maîtres du jazz, Keith s’est forgé son vocabulaire. Et ce n’est pas seulement une manière de parler. Ses petits bonhommes au trait dessiné à main levée reviennent tout le temps, et, comme des mots, composent des phrases.

Ses bêtes aussi, des chiens, des monstres. C’est que, très tôt, peignant dans la rue à côté des graffeurs, il a été obligé d’intégrer la vitesse d’exécution à ses peintures. Pour ne pas se faire prendre. Une vidéo le montre dans le métro de New York, en train de réaliser l’un des 5 000 dessins qu’il a fait à la craie sur des panneaux noirs qui recouvrent les espaces publicitaires vacants. Un seul trait, sans lever la main. Et c’est époustouflant de justesse et d’équilibre. Par la suite, sur les bâches qui lui servent de toiles, disposant de plus de temps, il peut revenir dessiner des signes entres les formes, remplir l’espace de traits. Il utilise des formats quasi jamais atteints, Mais le dessin de base, la ligne thématique est toujours la même.

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Affiche (non visible à Paris) réalisée pour le festival de jazz de Montreux

Ce langage, il l’a élaboré dans la rue. Il a voulu rester aussi simple que les signaux urbains qui nous entourent, les panneaux qui indiquent les WC ou les flèches qui montrent la sortie. Un code presqu’universel. Dans un style proche de la bd, il a voulu transmettre ses positions sur la société, l’omniprésence de l’argent par des signes $, le poids de la religion par des croix se collant au cerveau, la puissance des mass media par des écrans à la place de visage, le racisme par des bonshommes noirs. Il n’y a rien de plus simple.
Beaucoup de femmes qui accouchent, aussi, et puis sa lutte finale contre le sida, militant pour garder le plaisir dans ces années terribles où l’amour devenait diaboliquement mortel.

Il n’a pas gagné, mais il a laissé un message singulier, passé de la rue au musée mais qui conserve la puissance sauvage de son origine. BC

Keith Haring, “The political line”, jusqu’au 18 août 2013
Musée d’art moderne de la ville de Paris (dessins, toiles, sculptures) 11, avenue du Président Wilson – Paris XVIe – www.mam.paris.fr
Centquatre (œuvres grand format) 5, rue Curial – Paris XIXe www.104.fr 

Une histoire de jazz, sur fond de “grande” Histoire

Second roman d’Esi Edugyan, “3 minutes 33 secondes” nous plonge dans les pérégrinations d’un trio jazz pendant la seconde guerre mondiale…
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A Berlin, les “Hot times swinger” jouent du jazz, cette musique américaine qui enflamme l’Allemagne des années folles.

La montée du nazisme et la proscription par Goebbels de cette “musique de nègres” vont contraindre trois d’entre eux, deux noirs américains (Sid, le contrebassiste et Chip, le batteur), et un métis allemand, Hiero (fils illégitime d’une femme allemande et d’un soldat africain) à fuir à Paris.

Ils se réfugient chez une chanteuse, amie d’Armstrong, qui souhaite enregistrer avec eux. Mais quand la guerre éclate, le grand Louis est contraint de partir sous d’autres cieux. Sid, Chip et Hiero décident cependant, en se cachant dans un appartement, d’enregistrer ce disque qu’ils auraient dû jouer avec lui. C’est “Half-blood blues” (3 minutes, 3 secondes) qui deviendra un mythe, propulsant Hiero parmi les plus fameux trompettistes de son temps.
L’aventure aura une fin tragique : Hiero, arrêté par la Gestapo, est bientôt déporté.

Des années plus tard, Sid et Chip se rendent à Berlin pour un festival dédié au musicien disparu. Sid y apprend alors que Hiero n’est pas mort et vit en Pologne. Accusé par Chip d’avoir livré Hiero, il voit ressurgir les souvenirs et raconte cette histoire de trahison, d’amour, de jalousie aux terribles conséquences.

Le roman navigue entre le présent (1992) et le passé (le début de la deuxième guerre mondiale), entre la passion de ces musiciens qui veulent à tout prix enregistrer un disque et la haine qui suscitera la montée du nazisme.

Ce procédé narratif aurait pu donner un rythme plus “jazzy” à l’histoire et lui conférer une réelle intensité dramatique. Mais le roman monte très lentement en puissance même si on brûle de connaître la fin de l’histoire. Il faut attendre la dernière partie - la meilleure - pour qu’enfin l’émotion explose.

On ne saurait trop conseiller, à ceux qui le peuvent, de lire ce livre “dans le texte”. Un feuilletage de la VO sur le site canadien de l’éditeur nous laisse en effet penser que la traduction française pêche par un peu – disons – de “mollesse”… DD

Livre disponible chez Passion Culture, le partenaire d’ô jazz ! sur Place au Jazz (13 au 30 juin 2013), notamment !

Ezy Edugyan vit à Vancouver Island. “3 minutes 33 secondes” (titre anglais “Half blood blues”) a reçu le prestigieux prix Ciller au Canada et a figuré sur les sélections de l’Orange Prize et du Bookmaker Prize.

Marcel et Solange à la conquête du Monde…

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Après le mémorable concert qu’ils ont donné le 20 avril au Théâtre d’Orléans (les “Samedis du Jazz”), puis une riche semaine à La Générale, à Paris (du 23 au 27), avec leurs compères du Tricollectif, sans oublier le Tremplin Orléans’Jazz 2013 remporté haut la main avec Toons, les trois de “Marcel et Solange” poursuivent leur petit bonhomme de chemin vers une notoriété méritée.

Ils avaient les honneurs du Monde vendredi 10 mai, en ouverture d’une chronique de Sylvain Siclier titrée “Grand choc et sage déploiement au Mans”. L’extrait qui les concerne, ci-contre, parle de lui-même.

On peut les retrouver sur le site du Tricollectif

Avec Valentin Ceccaldi : violoncelle / Florian Satche : battterie / Gabriel Lemaire / saxophones

Du 16 au 26 mai à Orléans, les “Cordes en folie”…

Faire sortir la musique classique de ses murs. C’est l’ambition du Conservatoire d’Orléans avec “Les Cordes en folie”, série de concerts et d’animations proposés du jeudi 16 au dimanche 26 mai en plusieurs lieux d’Orléans.
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Durant une dizaine de jours, violons, violoncelles, altos et contrebasses, entre les mains d’une centaine d’élèves des départements cordes de l’Union des conservatoires et écoles de musique du Loiret (accompagnés de leurs professeurs) vont sonner dans les rues, musées, librairies, édifices religieux, théâtres et halls de gare…

C’est un véritable florilège de l’utilisation des cordes qui sera proposé au public, explorant six siècles d’histoire, de la musique classique au jazz, en passant par le klezmer, la musique contemporaine, la musique de scène… via des petits concerts, déambulations musicales, auditions, comédies musicales, grands concerts.

Projections de films, master-class, exposition sur l’archeterie et la lutherie, rencontres avec des artistes, présentations d’ouvrages dans des librairies… complèteront le programme.
Avant un grand final le week-end des 25 et 26 mai, avec l’ensemble Hélios (quatuor pour flûtes et cordes) le 25 à la salle de l’Institut, et un concert de clôture, le lendemain, qui réunira à Cathédrale tous les niveaux de cordes, les vents et percussions du Conservatoire, les chœurs de jeunes ainsi que les solistes Stéphanie Moraly et Raphaële Semezis sous la baguette de Clément Joubert.

Le programme complet ci-dessous [Lire la suite de cet article...]

Cartes postales de Prague

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Il n’y a pas que les procès staliniens, l’immolation de Jan Palach, les chars russes et les poètes devenus présidents pour caractériser Prague ! La capitale de la République Tchèque, destination touristique aujourd’hui très prisée (un peu trop!) est également un biotope favorable où s’épanouissent désormais une dizaine de clubs de jazz.
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L’heure n’est pas encore à une véritable “scène tchèque”. Alors les standards se taillent partout la part du lion. Le blues a également la cote, au point que, les yeux fermés, on pourrait se croire à Memphis ! Car même l’accent “sonne” très américain, dans ce pays désormais converti à l’économie de marché et à la langue qui va avec : l’anglais…

Un ami du jazz et d’ô jazz !, de passage printanier dans la “Rome du nord” (comme dit la pub), nous a envoyé ces quelques images…
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Avec, par ordre d’apparition, le club U Stare Pani, dans le sous-sol d’un hôtel de la très centrale et intime rue Michalska ; le Reduta, ouvert en 1957, le plus vieux club de Prague et le plus connu ; Jazz Time, près de la place Venceslas, le plus grand de la capitale tchèque, avec deux niveaux, restaurant et club ; le Bily Konicek, sur la place de la vieille ville, dans une superbe cave voûtée du XIIe siècle

  • Agenda Jazz

    Du jeudi 16 au dimanche 26 mai 2013
    LES CORDES EN FOLIE. Série de concerts et d'animations proposés par une centaine d'élèves du Conservatoire d'Orléans (classes de violon, alto, violoncelle, contrebasse) et leurs professeurs. Programme complet en suivant ce lien.

    Vendredi 24 mai 2013
    CANDYE CANE (Blues, rock). A La Passerelle, scène régionale de Fleury-les-Aubrais, à 20 h 30. Renseignements : 02 38 83 09 51

    Samedi 25 mai 2013
    45g4,5 G RICHTER / TRIO (“Jazz électro”). Dans le cadre de la 4e saison des Samedis du Jazz, proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. A 17 heures au Théâtre d'Orléans – entrée libre.

    Samedi 25 mai 2013
    DINER-CONCERT (avec 2BIS QUARTET, jazz africain et latino). A 20 h 30 au Restaurant Les Cuivres, 473, fbg Bannier à Orléans. 02 38 73 91 88 / www.restaurantlescuivres.com

    Samedi 25 mai 2013
    youn_sun_nah YOUN SUN NAH QUARTET (Jazz). A La Passerelle, scène régionale de Fleury-les-Aubrais, à 20 h 30. Renseignements : 02 38 83 09 51

    Samedi 25 mai 2013
    htexierHENRI TEXIER (Avec son “Nord-Sud Quintet”). A 20 h 30 à l'Equinoxe (Scène nationale), à Châteauroux (Indre). 02 54 08 34 34.

    Lundi 27 mai 2013
    IF DUO (Bruno Angelini/Giovanni Falzone). A 20 h 30 au Jazz Club des Palais, à Cosnes-Cours-sur-Loire (Nièvre). Tarif unique 8 euros. 03 86 57 00 00 – Billetterie sur place.

    Vendredi 31 mai 2013
    YOUN SUN NAH (duo voix-guitare, avec Ulf Wakenius, guitariste de Pat Metheny). A 21 heures, All That Jazz, à Blois. Infos détaillées sur www.allthatjazz.fr – 02 54 44 41 80

    Vendredi 31 mai 2013
    HOMMAGE A LUCIENNE BOYER. Dans le cadre de “Jazz au Moulin”. Onze musiciens (Roberto Negro, Florian Satche, les frères Ceccaldi, Eric Amrofel…) revisitent les oeuvres de la grande chanteuse de l'entre-deux-guerres (et égérie du peintre Foujita). A 20 h 30 à la MJC d’Olivet – Moulin de la Vapeur : 127, rue Marcel-Belot. 02 38 63 66 60 - www.mjcmoulin-olivet.org

    Vendredi 31 mai et samedi 1er juin 2013
    FESTICOLOR. Neuf groupes en scène, avec Les Fatals Picards, Debout sur le Zinc, Naughtybrigitte.com… Au Parc de Loisirs de Meung-sur-Loire. Réservations 02 38 44 32 28 ou billetterie en ligne : Fnac, Carrefour, France billet, Moxity.

    Samedi 1er juin 2013
    msolangeMARCEL ET SOLANGE (invitent le pianiste et compositeur Stevan Kovacs). Dans le cadre de “Jazz au Moulin”. A 20 h 30 à la MJC d’Olivet – Moulin de la Vapeur : 127, rue Marcel-Belot. 02 38 63 66 60 - www.mjcmoulin-olivet.org

    Mardi 4 juin 2013
    JAM SESSION JAZZ (Boeuf mensuel de musiciens – si des batteurs souhaitent jouer, penser à apporter une ride + baguettes). A partir de 20 heures, entrée gratuite. Des assiettes de charcuteries, fromages, salades... à 10 euros pour ceux qui souhaitent grignoter, et la carte du restaurant pour dîner. Au Restaurant Les Cuivres, 473, fbg Bannier à Orléans. 02 38 73 91 88 / www.restaurantlescuivres.com

    Samedi 8 et dimanche 9 juin 2013
    SWING 41 (12e édition de ce festival de jazz manouche en hommage à Django Reinhardt). Ferme de Courcelles, route de Pierrefitte-sur-Sauldre à Salbris (Loir-et-Cher), 02 54 83 70 92.

    Mercredi 13 au samedi 29 juin 2013orl-jazz
    FESTIVAL ORLÉANS'JAZZ. Place au Jazz (place de Loire), Jardin de l'Hôtel Groslot, Campo Santo. Le programme complet est à retrouver sur www.orleansjazz.fr

    Vendredi 21 juin 2013
    DINER-CONCERT (avec SYLVIA HOWARD TRIO, jazz et blues). A 20 h 30 au Restaurant Les Cuivres, 473, fbg Bannier à Orléans. 02 38 73 91 88 / www.restaurantlescuivres.com

    Samedi 22 juin 2013
    FREDIKA STAHL (jazz pop). A 21 heures, All That Jazz, à Blois. Infos détaillées sur www.allthatjazz.fr – 02 54 44 41 80

    Jeudi 27 au dimanche 30 juin 2013
    FESTIVAL JAZZIN' Cheverny. Avec Manu Dibango, Roberto Fonseca, Shaï Maestro… A Cheverny (Loir-et-Cher). www.jazzin-cheverny.com

    Samedi 6 au vendredi 12 juillet 2013
    LOCHES EN VOIX (concerts, master classes, stage). A Loches (Indre-et-Loire) - www.cepravoi.fr

    Vendredi 19 juillet 2013
    jterrassonJACKY TERRASSON (Concert du pianiste de jazz franco-américain autour de son dernier album : Gouache). A 20 heures, dans la cour du château de Chambord (Loir-et-Cher), dans le cadre du Festival de Chambord.

    Du samedi 20 au vendredi 26 juillet 2013
    RAFFUTS DE LOIRE. Jazz et musiques actuelles, à Gien, Saint-Brisson, Belleville et Sancerre. Informations ici.

    Et plus de sorties jazz en cliquant ici

    Et au-delà du jazz, d'autres sorties à Orléans et autour grâce au blog de Clodelle
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