En un peu plus d’un an, les musiciens de Méloblast ont créé un groupe de jazz bien particulier, au son personnel et reconnaissable. Une magnifique aventure de jeunes musiciens orléanais : tremplin, festival puis cd… Et ce n’est qu’un début !

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Photos Jean-François Grossin

Vincent Martin et Thierry Jammes, batterie-percussions et trompette, jouaient très souvent ensemble. Ils s’accordaient bien, mais à la longue, le compte n’y était pas. Ils eurent envie d’élargir le cercle, et de constituer une formation jazz de cinq ou six musiciens. Lors d’une soirée organisée par le collectif Capsul, Thierry et Vincent ont fait un duo vibraphone-trompette. Ce même collectif leur a proposé une programmation dans un lieu plus grand, avec une formation plus importante aussi. Donc dans l’urgence, ils ont réalisé leur envie d’un groupe.

Le choix des autres musiciens s’est fait très vite et sans tergiverser : parmi leurs copains, il y avait d’excellents musiciens ! Le sousaphoniste Julien Petit allait assurer la partie basse. Idée peu banale mais extrêmement séduisante. Stéphane Montigny (trombone) et David Sevestre (saxophones), se laissent vite convaincre et rejoignent le premier noyau pour une première répétition en quintet. Il ne manquait plus que le soutien rythmico-harmonique d’une guitare électrique, incarné depuis par Sébastien Janjou. Sa puissance sonore et métallique consolide l’édifice d’un ciment qui permet aux six musiciens de trouver une manière de jouer convenant à tous.
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Le concert promis par Capsul n’a pas pu se faire, mais le groupe est resté. La musique est venue ensuite, lors de la première répétition, où chacun a apporté un morceau, composition originale ou arrangement sur une reprise. Le morceau de Klaus König, Good to know, a donné un ton, un son de départ, une inspiration parmi d’autres.

Et Méloblast est né, au printemps 2013

Méloblast ? En Anglais, a meloplast est un support utilisé dans un système d’enseignement de la musique, un tableau pourvu de portées musicales, vierge de tout autre signe. Et puis il y a le myéloblaste de la biologie cellulaire. Mais surtout Méloblast, ça sonne bien, c’est dynamique. Mélo, mélodie, mélodrame. Blast, déflagration, souffle, chaleur.

Après quelques répétitions denses et productives, ils sont montés sur la scène du tremplin régional Orléans Jazz 2014. Premier prix, donc passage sur la scène de l’Evéché pendant le festival, en juin dernier. Et signature d’un enregistrement cd (sortie en juin 2015) avec ô jazz ! qui les connaissait d’avance, les avait suivis et se frottait les mains de les éditer.
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Car ce collectif d’improvisateurs-compositeurs aux caractères affirmés a tout de suite trouvé un équilibre prometteur. Méloblast laisse la possibilité à chacun de ses musiciens de rester lui-même, d’enrichir avec sa propre sensibilité le terreau d’une esthétique unique et multiple. Le groupe a trouvé un son bien particulier. Les chorus de cuivres bien sûr, la particularité du sousaphone qui apporte une rythmique évoquant les fanfares, mais aussi la guitare que Sébastien Janjou trafique souvent, lançant des boucles lancinantes sur lesquelles il plaque des accords vigoureux dignes de la pop des années 70, alors que David Sevestre se lance dans des envolées de saxo dont il a le secret et qui replacent les morceaux dans une optique de jazz pur jus. Trombone et trompette tirant en même temps l’ensemble vers un groove propre au jazz que la batterie accentue.

Mais chaque musicien, chargé de son univers, de son parcours, de sa sensibilité, détermine l’esthétique du groupe comme autant de gènes sur l’ADN d’un organisme qui bouge, respire, pense et souffle ! Méloblast est vivant. BC


Et pour souscrire à leur 1er album, c’est toujours 12 €… SEULEMENT !



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