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Post K, avec Jean Dousteyssier (clarinettes),
Benjamin Dousteyssier (saxophone alto et ténor), Matthieu Naulleau (piano),
Elie Duris (batterie). Photo Patrice Delatouche

Ca commence à 18 heures, avec Post K, les premiers sélectionnés du dispositif “Jazz Migration”, dont on va retrouver les trois autres lauréats chaque soir à la salle Vitez du Théâtre d’Orléans.
Une bande de galopins surdoués qui font joujou avec les standards, déconstruisant-reconstruisant sans jamais s’essouffler les plus grands “hits” du new orleans, de Fats Waller à Louis Armstrong en passant par Art Tatum. Ces acrobaties rythmiques et mélodiques sont brillantes, parfaitement exécutées mais parfois… un peu vaines ! On attend de voir ce que les membres de ce quartet prometteur, après avoir “jeté leur gourme” – comme disaient nos arrière-grands-mères –, pourront nous proposer…
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Christophe Esnault et Didier Depoorter (ci-dessus).
Le vernissage (ci-dessous). Photos Patrice Delatouche

A 19 h, 200 personnes pour le vernissage des expositions sur la Grande Galerie du Théâtre. ô jazz ! et la Scène nationale ont invité Didier Depoorter (“Expression Jazz”, 30 ans de photos jazz à Orléans) avec ses magnifiques portraits d’artistes, et Christophe Esnault (“Autour de l’œil de l’éléphant) surprenante mise en abîme du concert Texier-Sclavis-Portal-Marguet consacré l’an passé, lors du premier Jazz or jazz, au photographe Guy Le Querrec.
De très beaux clichés mis en valeur par l’accrochage impeccable des équipes du Théâtre. Merci Jeannot !
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Anne Pacéo. Photo Christophe Esnault

Et puis à 20 h, grande soirée d’ouverture. Anne Paceo et son quartet s’installent sur la scène de la grande salle du théatre. Ils jouent des morceaux de leur dernier cd, Circles, avec Leila Martial qui chante, Tony Paleman aux claviers, Anne à la batterie bien sûr et Christophe Panzani au saxo. Ils nous emmènent parfois dans des régions exotiques, bien que l’inspiration soit très classique. La rigueur d’Anne au rythme et le lyrisme du saxo construisent un jazz mélodieux qui a souvent recours à l’électrification. Bon début de soirée !
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Dianne Reeves. Photo Christophe Esnault

Et puis après une coupure, le quartet de Dianne Reeves vient chauffer l’ambiance. Peter Martin au piano, Romero Lubambo, excellent guitariste, Reginald Veal à la basse et Terreon Gully à la batterie installent un jazz classique, très bien rodé, et qui fait mouche. Sur cet ensemble bien structuré, Dianne peut développer tous ses possibles. Tigresse très africaine à la puissance incroyable, elle peut aussi s’adoucir pour The man I love, seulement accompagnée par la basse de Reginald, ou chanter brésilien avec son ami Romero à la guitare. Mais la puissance de sa voix n’est jamais très loin. C’est son meilleur atout, et ça marche. Elle a même donné un bis !

Et puis Akosh S a fini la soirée dans la salle Vitez. Entouré de Gabriel Lemaire au saxo, Valentin Ceccaldi au violoncelle, Màtyàs Szandai à la contrebasse et Etienne Ziemniak à la batterie, le saxophoniste a rendu hommage au Hongrois Zoltàn Huszàrik, un cinéaste. Musique plus moderne, plus complexe, elle a clôt cette première soirée bien remplie de Jazz or jazz. Du jazz et du jazz. JLD/BC
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Valentin Ceccaldi (Akosh S). Photo Christophe Esnault

Le programme au jour le jour, du 19 au 22 avril
Le site du festival