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Samedi au Théâtre d’Orléans, le quintet Omer Pulse a enchanté le public habitué des Samedis du Jazz, mais pas seulement. Car ils étaient nombreux (450 !) à être venus écouter cette musique chaude et entraînante qui arrivait tout droit de l’Afrique en passant par le groove et le jazz.op-ce1
Photos Patrice Delatouche (en couleurs)
et Christophe Esnault (en noir et blanc)

On connaissait Omer Yehouessi pour l’avoir entendu dans différents lieux orléanais, avec différentes formations, notamment au dernier tremplin du jazz. Omer Pulse rassemble autour du bassiste-chanteur-compositeur des musiciens eux-aussi connus du public orléanais, comme David Hazak à la guitare, très demandé pour son jeu inspiré et sa grande familiarité avec le jazz sous tous ses aspects. Jérôme Germond au bugle et à la trompette, Raphaël Louisy-Louis au piano et Lamine Ndaye à la batterie complètent ce quintet équilibré qui ne s’appelle pas Pulse pour rien.

La basse souvent frappée, à la Marcus Miller, donne l’énergie ; la batterie reprend et fait perdurer ces rythmes qui balancent, le souffle apporte une dimension très émotionnelle, le clavier nous entraîne dans des ambiances afro-américaines. Le quintet part et ça roule, ça roule parce que tout est dans le groove et ce sillon-là pourrait nous emmener au bout du monde.

La part peut-être la moins convaincante : Omer chante mais sa voix n’ajoute pas vraiment d’émotion, les paroles sont dans un anglais un peu simple et basique (“Freedom” résonne depuis cinquante ans). Car le rythme, l’aisance des musiciens et la cohérence du quintet suffisent a construire une musique forte, agréable, dansante et chaude.

Une très belle ballade finale a rendu hommage au saxophoniste Alain Vallarsa, grand ami d’Omer et d’ô jazz !, actuellement en très mauvaise passe. BC

Rendez vous le samedi 10 mars à 15 h pour l’étonnant duo Leny-Seitham, batterie-piano

D’autres photos de ce concert ici-même dans deux jours !