Le Charcellay-Masson Quartet a ouvert cette nouvelle saison. D’une très grande qualité, le quartet propose un répertoire totalement personnel et installe un son bien à eux. cm1
Photo Patrice Delatouche

Pour ce premier concert de la dixième saison des Samedis du Jazz, le public (350 personnes) était au rendez-vous ! Et la musique aussi, tenue à un haut niveau par le Charcellay-Masson Quartet. Les deux compères ont écrit tous les thèmes et les arrangements.

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Il a fallu un petit temps pour que le quartet investisse réellement l’espace. Mais Guy-Claude Charcellay a su rapidement habiter sa musique avec son bugle. Le son un peu voilé, moins clair que celui de la trompette, nous emmène dans l’intimité du thème. Guy-Claude ensuite a su rendre le feulement de sa trompette bouchée puissant et évocateur, concurrencé par Benoit Lavollée, qui fait sonner son vibraphone avec dextérité, nous rappelant que le son de cet instrument allie une certaine insouciance joyeuse, enfantine et une solennité qui en impose. Trop rare dans les formations, le vibraphone peut atteindre une puissance étonnante et s’adapte parfaitement au jazz, comme dans ces dialogues avec le piano d’Hervé Masson. Très présent sur tous les morceaux, celui-ci entame parfois de brillants soli, juste soutenu par la contrebasse de David Hazak ou quelques touches de percussions. Qui se développent parfois au point de nous entraîner vers les Caraïbes, avec un final en bossa douce et chaloupée.

Le quartet a permis une magnifique reprise de contact entre ô jazz ! et le public. Merci encore à la Scène Nationale, direction et équipe, d’accueillir ces Samedis. BC
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Prochain rendez-vous le samedi 10 novembre à 15 heures aau Théâtre, avec les (jeunes) Orléanais de l’Open Trio.