Samedi 6 avril, retour à un format classique de Samedi du Jazz après l’exceptionnel big big-band de la semaine dernière, avec le Philippe Macé Quartet. Pas si classique que cela, d’ailleurs, puisque Philippe Macé est vibraphoniste. Il a fait chanter les lames de cet instrument trop rare avec une virtuosité émouvante.
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Photos Patrice Delatouche

Ils ont roulé leur jazz sur de nombreux chemins du monde, avec beaucoup de rencontres et d’expériences croisées. Et ça se sent tout de suite lorsqu’ils s’installent sur scène et entament leur répertoire : aisance, rigueur, fluidité et beaucoup d’expression sans frime ni faire valoir. Autour du vibraphone, Stéphane Kerecki à la contrebasse et Eric Barret aux saxos ont souvent joué ensemble en trio. Entre autre, parce qu’ils sont tout deux des musiciens très présents dans le jazz français. Mais ce samedi après midi, la batterie de Simon Goubert, un autre grand acteur de la scène actuelle, s’est jointe au noyau dur pour offrir un jazz très construit, avec de grands moments d’improvisations inscrits dans des développements travaillés.

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Seule une grande maîtrise de chaque instrument permet de s’exprimer aussi puissamment. Tels ces soli de vibraphone qui s’emparent d’un thème de Jacques Brel, jouant avec ce son métallique et pointu mais aussi presqu’enfantin et nostalgique. Ou cette époustouflante échappée du saxo, soulignée par la batterie, qui a poussé très loin ce grand moment de jazz pur ! Sans parler du solo de Simon Goubert.

Un beau concert, de magnifique facture. Le public (300 personnes) a suivi, et ses applaudissements marquaient clairement son enthousiasme. BC
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Prochain Samedi du Jazz le 11 mai : Dub Dub jouera son programme Keith Jarrett, avec Bertrand Dubreuil au saxo et Baptiste, son frère, au piano.