Ils sont de nouveau tous là au Jardin de l’Evêché, le soleil en début de soirée, les transats, les deux mille personnes, les enfants et les stands d’ABCD qui proposent à manger et à boire. Un peu plus cher que les années passées… pour des soirées qui restent gratuites, heureusement !

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Kaplaa (photo Patrice Delatouche, fidèle au poste !)

Pile à 19 heures, c’est Kaplaa qui a inauguré la grande scène. Vainqueurs du dernier tremplin Jazz or Jazz 2019, ils avaient gagné leur présence ici. Un premier morceau à la mélodie chantante et légère ou la flute de Léa Ciechelski et le bugle de Martin Declerq se reprenaient, se répondaient. Et puis leur musique s’est perdue dans le vent pourtant léger qui soufflait sur l’Evêché. Il leur manquait sans doute une énergie et une invention nécessaires pour dompter ce public bruyant et difficile !
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Léa Ciechelski, du groupe Kaplaa (photo Marie-Line Bonneau, qu’on remercie chaleureusement)

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Mop IV (photo Patrice Delatouche)

Et puis, programmé par le Nuage en Pantalon, Mop IV s’est installé dans la caravane. Pascal Maupeu continue à chercher son propre son autour de la musique répétitive et hypnotique, entraînant avec lui trois remarquables musiciens. Son vieux complice Nicolas Le Moullec à la basse, Bertrand Hurault à la batterie, qu’on a entendu au dernier “Samedi du Jazz” avec le Projekt Big Band, et Cédric Piromalli aux claviers. Ils balancent tous les quatre, ils installent des rythmes complexes qu’on reçoit comme de la techno, ils vont chercher le détail, la précision, la réflexion et l’ironie. Musique à la fois physique et mentale, complexe et pourtant facile. Un très beau moment.

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Greg Zlap (photo Marie-Line Bonneau)

Dans un enchaînement d’enfer, l’Ouest est arrivé. “Il était une fois”, bien sûr, ce moment inouï d’harmonica écrit par Ennio Morricone, que Greg Zlap a entamé avant même d’être tout à fait en scène. Il a peut être un peu trop envie d’imiter son patron Johnny, mais c’est tout de même un sacré instrumentiste. Et quelle énergie ! On aurait sans doute aimé un choix plus jazz, plus nouveau, plus original, mais Greg fait le boulot. Il a conquis une fois de plus le public.

Il racontera aujourd’hui jeudi à 12h30 “l’épopée du souffle”, un spectacle participatif pour petits et grands qui retrace les liaisons dangereuses et magnifiques de l’harmonica et du blues.

La soirée s’est terminée sur des notes de guitare weissenborn, ces sons du Pacifique que Ben Harper comme Ry Cooder ont chéris. Elefent en a tiré une folk musique tout à fait particulière et étonnante. BC

Programme complet de Jazz à l’Evêché à retrouver sur www.orleans-metropole.fr