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Photos Céline Bachelet

Si certains en doutaient encore, le concert de dimanche à l’Atelier en aura apporté une nouvelle et brillante démonstration : le jazz à Orléans connaît actuellement une réelle dynamique, un bouillonnement comme on n’en avait pas connu depuis longtemps et que les musiciens (qui ne cessent de composer et de recomposer des formations à géométrie et inspiration variables) et le public (toujours plus nombreux et motivé), semblent bien décidés à faire durer.

Ils étaient encore près de deux-cents, dedans, dehors et dans les positions les plus « improbables » qui se pressaient dimanche dans tous les coins de l’Atelier (rue de Bourgogne) à « l’Atelier du jazz », offert cette fois au nouveau quartet monté par David Sevestre (ex-Dites 34, actuel membre des Vendeurs d’enclumes et deTierra Sabrosa). Une formation toute récente et qui bluffe déjà son monde par son assurance, sa maîtrise et sa décontraction, au service d’un jazz qu’on croirait venu en droite ligne d’un club new-yorkais, quelque part sous les auspices croisés de Joshua Redman , Donny Mc Caslin ou Robert Glasper : mélodieux et virtuose, rythmiquement impeccable même si un peu de travail va maintenant permettre de mettre de l’huile dans les rouages.

Ca fait du bien, ça fait plaisir ! Ca prouve que les efforts de l’Atelier, du Nuage en Pantalon, d’ô jazz !, du Théâtre… et d’autres en faveur de la diffusion de cette musique en dehors de la seule période du festival estival commencent à porter leurs fruits.

« Pourvou que ça doure »… aurait dit Laetitia Bonaparte (qui ne parlait pas du jazz !).

Les Ateliers du Jazz : sur une initiative conjointe du Nuage en Pantalon, de l’Atelier et d’ô jazz !, donner l’occasion à de nouveaux groupes ou à des groupes en répétition de se confronter au public ou de tester un nouveau répertoire.

Prochain rendez-vous le dimanche 14 mars à 18 heures avec le Trio Marcel et Solange (on y reviendra).