“J’avais compris que toute musique se fondrait dans la grande Abstraction à venir – guerre abstraite (comme aujourd’hui), art abstrait, publicité abstraite, base-ball abstrait (la télévision et ses retombées), drame abstrait, roman abstrait, et puis le jazz moderne abstrait, les sonorités douces des ténors, leurs notes tendres, lointaines, acides, ascendantes, vas-y-vieux-tout-du-long-jusqu’à-New York, et à toute vapeur !”
Jack Kerouac – in Vision of Cody

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Quelques pages… pour continuer le voyage

Textes et photos Jean-Louis Derenne

Pour ceux qui lisent l’anglais… et les autres, des romans disponibles en occasion et neuf sur Chapitre.com ; Amazon.fr ; la librairie WH Smith à Paris ; les rayons anglais de Virgin ou de la Fnac ; Barnes and Noble à NYC… et toutes les bonnes librairies pour les versions françaises.

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New York, vu du toit du “Met” (le Metropolitan Museum). En premier plan, Central Park

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Falling Man, de Don de Lillo
(L’homme qui tombe) – Après l’effondrement des tours jumelles, l’errance de ceux qui en ont réchappé, et leurs tentatives pour survivre.

American Psycho, de Bret Easton Ellis
(American Psycho) – Par “l’enfant terrible” (aïe, le cliché) des Lettres américaines, les dérives sadiques d’un golden boy psychopathe, dans un New York vendu au fric et à la frime.

Brooklyn Follies, de Paul Auster
(Brooklyn Follies) – Un vieil homme, revenu à Brooklyn pour y mourir, utilise ses dernières forces pour tenter de redonner sens à sa vie et à celle de ses proches. L’un des romans les plus touchants de Paul Auster (habitant “militant” de Brooklyn), nostalgique et profond…

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Quartier de Brooklyn… L’immeuble qui se découpe au loin sous l’arche du Manhattan Bridge n’est autre que l’Empire State Building
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Last Exit to Brooklyn, de Hubert Selby Junior
(Last Exit to Brooklyn) – En six nouvelles au réalisme cru, la lente et inexorable descente aux enfers de ceux que la société a laissés au bord de la route, putes, camés, pédés, transsexuels, brutes analphabètes et marginaux de tout poil…

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On the Road, de Jack Kerouac
(Sur la route) – Le livre fondateur de la littérature “beat”. Entre New York et la côte Ouest, la traversée sous amphétamines de l’Amérique des années 50. Neal Cassady et Jack Kerouac ont retrouvé leur nom dans cet “original scroll”, le rouleau original du tapuscrit, enfin édité tel que voulu par son auteur avant que les avocats et la censure éditoriale ne l’édulcorent pendant cinquante ans.

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New Yorkais fumant son clope sur l’échelle incendie de son appartement (à l’intérieur, il risquerait de se faire arracher les yeux !)
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The Colossus of New York, de Colson Whitehead
(Le colosse de New York) – Les chroniques tendres, décalées et souvent drôles d’un amoureux parfois éberlué de la Grosse Pomme.

The Catcher in the Rye, de JD Salinger
Le fameux “Attrape cœurs”, best-seller ô combien mérité. Dans le New York des années 50, l’errance d’un adolescent en rupture de famille et d’école.

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Un “diner” tout droit issu des années quarante, quelque part autour de Time Square…

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Summer Crossing, de Truman Capote
(La traversée de l’été) – L’espace d’un été new-yorkais, la tendre et triste histoire d’amour entre un “loulou” et une jeune bourgeoise. Le premier roman de T. Capote, un manuscrit inédit retrouvé en 2005.

Invisible Man, de Ralph Ellison
(Homme Invisible, pour qui chantes-tu ?) – Premier livre de son auteur, et partiellement autobiographique, ce roman à la première personne suit un jeune noir depuis son Sud natal jusqu’à New York, dans l’Amérique raciste des années cinquante. Juste et dérangeant…

This Side of Brightness, de Colum McCann
(Les saisons de la nuit) – Au cœur du XIXe siècle, quand se perçaient les tunnels sous l’Hudson et l’East river… La saga ouvrière et familiale d’un noir du Sud qui épouse une blanche Irlandaise…

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Vue sur Manhattan, depuis l’Hudson
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The Right Address, de Carrie Karasyov et Jill Kargman
(Chic et choc à New York) – Le portrait drôle et féroce de la haute-bourgeoise de Park Avenue. Où comment les jeunes (et moins jeunes) épouses de millionnaires (milliardaires !) occupent leur oisiveté, entre shopping, cancans, rendez-vous avec leur décorateur français homosexuel et ces galas de charité au protocole digne de la cour d’Angleterre. Dans la lignée du “Diable s’habille en Prada”, un roman réjouissant et instructif.


Un jour, si le courage nous vient, on parlera de tout le reste, les musées (le MOMA, le Met, le Guggenheim, le Whitney, la Neue Gallery, le Museum d’Histoire Naturelle, le Musée de Brooklyn…), les curiosités (la High Line, la Statue de la Liberté, Ellis Island, le Top of the rock…), les trésors botaniques (les jardins botaniques du Bronx et de Brooklyn…) et architecturaux (la Grande Bibliothèque, la Gare de Grand Central, le Chrysler Building, le Flatiron, l’immeuble Singer, l’Empire State Building, le General Electric…), les escapades possibles hors de New York (un tour à Philadelphie, une balade au bord de l’Hudson jusqu’à Beacon et son incroyable musée d’art contemporain…). L’année prochaine, peut-être !

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Mais pour l’heure, et comme disait l’autre : “That’s all, folks !” JLD

Retrouvez nos chroniques précédentes en suivant ces liens
1. Balade jazzistique à “Grinitche”
(chronique du 05/07/2010)
2. Balade jazzistique à “Grinitche”, suite
(chronique du 12/07/2010)

3. On finit notre tour du “Village”
(chronique du 19/07/2010)

4. Cap à l’est, puis au sud !
(chronique du 26/07/2010)

5. Cap au nord, jusqu’à Harlem
(chronique du 02/08/2010)

6. Un court détour par Brooklyn… et le mode d’emploi
(chronique du 09/08/2010)