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Photos Jean-François Grossin

Remplaçant au débotté “Minuit Guibolles”, indisponible, le David Kozak Trio, samedi 19 mai après-midi au Théâtre, nous a tout simplement bluffés.

Voilà un certain temps qu’ô jazz ! pensait programmer cette formation, mais les circonstances ne s’y étaient pas encore prêtées. L’occasion faisant le larron - et le programmateur – la défection de “Minuit Guibolles” a finalement valu aux 350 spectateurs du dernier des “Samedis du Jazz” de la saison, une de ces excellentes surprises comme le hasard (et la nécessité) en offrent parfois.

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Un vrai moment de grâce, où le public présent au Théâtre, comme dans l’intimité d’un club, a goûté toute la subtilité de l’univers de David Kozak, discret mais si talentueux compositeur et pianiste qui sait tirer tout le parti qu’il faut d’une solide formation classique où Bach, à l’évidence, a occupé une place de choix.

Moment de grâce, oui, dans un silence quasi-religieux, pour un concert tout en finesse et subtilité, mélodieux et harmonieux (ce ne sont pas des gros mots !), et tout de retenue sensible.

Bravo aux trois compères qui ont littéralement enchanté ce dernier “Samedi” de la saison.
Avec une mention spéciale (et ce n’est pas faire insulte à l’excellent titulaire habituel de la batterie, Vincent Lemaire, que de saluer la performance de son remplaçant d’un jour), pour le toujours surprenant Adrien Chennebault. Un petit gars d’Orléans qui ira loin si, comme disaient nos grands=mères, les petits cochons (et les sirènes trompeuses de la renommée éphémère) ne le mangent pas !!!

On se retrouve maintenant le 15 septembre pour une 4e saison des “Samedis” (mais oui), où nous vous embarquerons dans un voyage en neuf concerts au fil de l’histoire du jazz.

Mais d’ici là, rendez-vous place de Loire pour “Place au Jazz” (20 au 24 juin dans le cadre d’Orléans’Jazz) pour dix concerts, des expos, des films, des rencontres, des signatures… et des verres à boire !

So long, folks..