Place au Jazz, place de Loire : c’était hier, 23 juin…

Place au Jazz/Coupe d’Europe : 2 à 0 ! et on jouera les prolongations…
L’effet foot allait-il réduire l’audience de la place comme peau de chagrin ? Le puissant aspirateur à public que constitue le Campo Santo (qui ouvrait de belle manière) découragerait-il les ultimes aficionados de la place qui a su cette année faire place… au jazz ? Que non point !
C’est vrai, avec un peu plus de 2 000 spectateurs pour les trois concerts, on a fait un peu moins que la veille (2 500). Mais comme on n’est pas payés au poids, on ne s’est pas non plus amusé à compter les nombreux badauds, curieux et amateurs qui, tout l’après-midi, sont venus faire signer à Passion Culture qui un livre avec les auteurs présents, qui un album des formations invitées, ou bien encore visiter les six expositions présentées sur la place et autour.
“Place au Jazz” place de Loire, l’idée n’était pas sotte. Puisque l’écosystème est favorable aux amis du jazz, on reviendra l’an prochain…(textes et photos JLD)

Membres de Walabix, de Marcel et Solange et/ou du Théo Ceccaldi Trio, les frères Ceccaldi, Gabriel Lemaire et Florian Satché, malgré un agenda “surbooké” (répétitions, balances, concerts…) nous ont gratifiés dans l’après-midi d’une jolie démonstration dans un exercice ou ils excellent : l’improvisation. Ils ont ensuite signés les nouveaux albums de chacune de ces trois formations. Et pendant ce temps là… tout près d’eux, Carl Norac, Franck Medioni, Benjamin Halay et Stéphane Koechlin signaient leurs livres sur le rayon jazz tout spécialement installé à Passion Culture.

Triôme. L’impeccable trio jazz emmené par Nicolas Vicquenault a ouvert de belle manière, avec ses compositions très mélodieuses et parfaitement construites, une soirée de concerts qui allait s’achever vers 23 h 30…

Gramercy Five. Le très classieux clarinettiste Claude Tissendier et ses complices rendent hommage à l’un des compositeurs et chef d’orchestre majeurs des années quarante : Artie Shaw. Ils le font avec aisance, plaisir manifeste, heureux de rendre justice à un jazz qui “date” un peu et qui pourtant n’a rien perdu de sa fraîcheur. Ovation debout ! Et durant tout le set, une vingtaine de couples de danseurs, un peu partout sur la place, sont venus nous rappeler que le jazz, il y a peu encore, était d’abord une “musique à danser”

WW Quartet. La bande du saxophoniste Antoine Côme balance vers 22 h 30 un jazz énergique, inventif, surprenant parfois mais toujours parfaitement en place. Malgré un invité surprise, un feu d’artifice qui tonitrue de l’autre côté de la Loire, le “band” ne se démonte pas, et creuse son sillon musical jusqu’au bout. On les reverra : ô jazz ! les a programmés l’an prochain aux “Samedis du Jazz”
Une carte postale du Campo Santo

Elle est signée Christophe Esnault… et dédiée à Daniel Humair
Aujourd’hui, dimanche 24 juin, LE FILM du jour
The Kid Brother, avec Harold Lloyd, accompagné en direct au piano jazz par Antoine Bernollin
A 17 heures au Pathé Cinéma (tarif normal, mais… c’est la Fête du cinéma : alors une place achetée pour une séance permet de voir d’autres films au tarif de 2,5 €)

Pas de concert pour place au Jazz en ce dimanche. C’est fini ! Mais ô jazz ! et Pathé cinéma jouent les prolongation avec la projection de ce film, un muet en copie restaurée de Lewis Milestones avec Harold Lloyd (1927).
Harold est le petit dernier de la famille Hickory. Son père, shérif de la bourgade de Hickoryville, est une légende vivante !
Harold, voulant jouer au grand, dérobe un jour l’étoile de son père. Il est alors pris par erreur pour l’autorité suprême de la ville par deux marchands ambulants plutôt douteux. Le regard de la splendide jeune fille qui les accompagne le persuade de jouer à fond la carte de la virilité, et il signe un permis de séjour aux deux malandrins…

Antoine Bernollin (photo JF Grossin)
Au piano jazz improvisé (acoustique, bien sûr) : Antoine Bernollin, complice habituel de Jérôme Marin (“Cabaret Berlin” – Scène nationale en décembre) entre autres, et pianiste orléanais fameux ! Déjà entendu sur Place au Jazz et dans le cadre des Samedis du Jazz, Antoine Bernollin sortira en 2013 le premier album de son “Roads Quartet” sous les couleurs d’ô jazz !, dont ce sera la deuxième production, après “le Symptôme” (Lavollée/Dubreuil/Larmignat Trio – 2011).
Et toujours… cinq expos jusqu’au 30 juin
Regards croisés
Photos de Christophe Esnault et Patrick Oury (à la librairie Passion Culture)
Instruments imaginaires
Sculptures de Richard Stobiénia et Patrick Mériguet (au Pathé Cinémas et sur le Bateau Lavoir – quai du Châtelet)
Dans les coulisses d’un festival
Photos de Patrice Delatouche (au Pathé Cinémas)
Jazz en peinture(s)
Pastels et acryliques de Pierre Richard (au restaurant De Bangkok à Osaka)
Figures de jazz
Diaporamas et photos de Jean-François Grossin (librairie Passion Culture)
Et aussi, les concerts du Campo Santo
Version gratuite du Campo, qui remplace cette année le Jardin de l’Evêché pour une programmation “Lauréats du monde” du 23 au 26 juin
18 H SEBASTIEN LLADO QUARTET
Trois fois vainqueur du concours Jazz de la Défense
Fils de l’humoriste Serge Llado, il est diplômé du Conservatoire de Noisiel en 1995, de l’American School of Modern Music en 1996, du Berklee College of Music en 1997, et du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris en 2001.
On a pu l’entendre dans l’ONJ de Claude Barthélémy, et auprès de Magik Malik, Sarah Murcia, Mederic Collignon, Cyril Atef, Manu Codjia, David Patrois, Jean Charles Richard ou Jeff Sicard, mais aussi Chris Garneau, Jay Sebag, Marco Beacco, Jasmine Roy, Sebastien Tellier, Lenny Kravitz, Hocus Pocus et Yael Naïm. En 2010, il participe à la BO du film suédois de Ola Simonsson et Johannes Stjarne Nilsson Sound of Noise.
En 2011, il sort un album live “Avec deux ailes” et reçoit les meilleures critiques sur sa carrière, notamment de Francis Marmande dans le Monde : “L’histoire du trombone ne commence évidemment pas avec Llado. Encore que…”
Rémy Decormeille, piano / Yoni Zelnik, contrebasse / Gautier Garrigue, batterie / Sébastien Llado, trombone, coquillages et crustacés
19 H 30 HAROLD LOPEZ NUSSA TRIO
Lauréat Talent Jazz 2011 de l’ADAMI
Agé de moins de trente ans, le pianiste cubain Harold Lopez Nussa a bénéficié d’une formation classique. Il remporte à Cuba de nombreux concours de piano classique et s’ouvre rapidement aux musiques traditionnelles et populaires, et commence à jouer avec les meilleurs musiciens locaux.
A partir de son vingtième anniversaire il se consacre totalement au jazz, jouant en solo, en trio ou en quartet dans les clubs de La Havane et dans des festivals internationaux.
En 2005, Harold Lopez Nussa est le lauréat de la “Solo Piano Competition” du Festival de Jazz de Montreux. En 2007, il accompagne pour la tournée mondiale de la diva de la musique cubaine Omara Portuondo. Et parallèlement, il continue à jouer en trio, un format dans lequel il s’épanouit. Il l’adopte pour son album Herencia (world village), qui sort en 2009. Harold y est accompagné par le grand contrebassiste Felipe Cabrera et par son jeune frère Ruy Adrian Lopez Nussa, un prodige de la batterie. Talent Jazz Adami en 2011, Harold Lopez Nussa publie El País de las Maravillas. Il s’affirme à la fois en compositeur stylé et en pianiste puissant, dont la maîtrise technique et la grande sensibilité transcendent la cubanité.
Harold Lopez Nussa, piano / Ruy Adrian Lopez Nussa, batterie / Felipe Cabrera, contrebasse
21 H TRIO ENCHANT(I)ER
Tremplin Rezzo Jazz à Vienne 2011
Le nom du Trio est évocateur de sa manière d’envisager la musique : construire et rechercher sur l’instant en considérant la gestion de l’espace sonore que demande une telle formation (saxophone/guitare/batterie). Sur scène, le chantier se met en place lorsque les improvisations émanent d’une écriture riche et pleine de rebondissements. Le projet de ce trio tient donc en deux notions : l’écoute et l’échange. Le désir des musiciens étant de partager leur musique et faire réagir le public. Alors, la musique transportera l’auditeur…
Grégory Sallet, saxophones soprano et alto / Olivier Jambois, guitare / Kevin Lucchetti, batterie
Demain, lundi 25 juin
Toujours au Campo Santo version gratuite : à 19 h, Jokari (Lauréats du tremplin Orléans’Jazz 2012) ; à 20 h 30, Eric Legnini “Afrojazzbeat” ; à 22 h, Chloé cailleton Trio.
Le programme complet du festival Orléans’Jazz est là
Sans oublier tous les matins à 7 h 20 et à 8 heures, la chronique jazz de Bernard Bouret (Jazz avec Babou) sur la radio RCF…
Et le papier non moins quotidien et toujours pertinent de Jean-Dominique Burtin sur le magazine en ligne Mag’Centre
D’autres photos de Jean-François Grossin sont à retrouver sur Orléans Passion

Kyle Eastwood a rassemblé des amis britanniques pour l'entourer dans son dernier opus, The view from Here.


4,5 G RICHTER / TRIO (“Jazz électro”). Dans le cadre de la 4e saison des Samedis du Jazz, proposés par ô jazz ! et la Scène nationale d'Orléans. A 17 heures au Théâtre d'Orléans – entrée libre.
YOUN SUN NAH QUARTET (Jazz). A La Passerelle, scène régionale de Fleury-les-Aubrais, à 20 h 30. Renseignements : 02 38 83 09 51
HENRI TEXIER (Avec son “Nord-Sud Quintet”). A 20 h 30 à l'Equinoxe (Scène nationale), à Châteauroux (Indre). 02 54 08 34 34.
MARCEL ET SOLANGE (invitent le pianiste et compositeur Stevan Kovacs). Dans le cadre de “Jazz au Moulin”. A 20 h 30 à la MJC d’Olivet – Moulin de la Vapeur : 127, rue Marcel-Belot. 02 38 63 66 60 - 
JACKY TERRASSON (Concert du pianiste de jazz franco-américain autour de son dernier album : Gouache). A 20 heures, dans la cour du château de Chambord (Loir-et-Cher), dans le cadre du 