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On les décrie beaucoup… à juste titre parfois. Mais quand ils sont sympas et courtois, autant le dire. Khader est l’un d’entre eux… (photo Patrice Delatouche)
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Du jazz, du vrai ! C’était hier, vendredi 28….

Du soleil pour cette soirée “piano summit ”, qui s’annonçait sous les meilleurs auspices. Et on n’a pas été déçu !

D’abord Tigran Hamasyan Trio. Pas vraiment celui annoncé, d’ailleurs. Magnus Öström, l’ex batteur d’E.S.T., a remplacé Nate Wood. Et il apporte un petit air du fameux groupe défunt ; beaucoup de balais, mais aussi parfois un son très fort aux baguettes, net, précis, implacable. Avec Tigran au piano qui frappe parfois le clavier comme une percussion, le trio déménage. La basse très travaillée, des boîtes de modulation qui distordent les sons des instruments et de la voix de Tigran, tout un travail de recherche nous emmène dans une musique inattendue, avec des sons qui sortent d’on ne sait où. Ils s’arrêtent bien trop tôt, on en voulait plus, mais un bis et puis s’en va… Dommage.

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Tigran vu par… Patrick Oury et Christophe Esnault

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Ahmad Jamal, par Patrice Delatouche
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Le même, par Christophe Esnault

Ensuite, Ahmad Jamal entouré de trois somptueux musiciens, Herlin Riley à la batterie, Reginald Veal à la basse et Manolo Badrena à la percussion. Les quatre se lancent tout de suite dans des rythmes endiablés, sur des thèmes traditionnels qui soutiennent leurs digressions. Ils rigolent, se surprennent les uns les autres. Ahmad distribue la “parole” et chacun démarre au quart de tour. Dans ce jeu de groupe impeccablement rodé, chacun peut apporter sa pierre distincte, cohérente et tonique. Formidable moment. Le public debout retient un bon quart d’heure le quartet sur scène. Ovation méritée. On a l’impression qu’Ahmad Jamal a rajeuni depuis son concert au Théâtre, l’an dernier. Il était plus guindé, plus rigide. Mais là, quelle liberté ! Et quel plaisir pour les spectateurs !

Très grande soirée, donc. Les trois mille personnes ont manifestement été emballées. Un vrai concert de festival de jazz ! BC

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Le stand d’ô jazz !, à l’entrée du “Village”. On y boit, certes, parfois plus que de raison… mais on y parle jazz aussi. Ici, au centre, le critique, programmateur, directeur de salle et journaliste François Lacharme (qui remplace Stéphane Kochoyan sur scène pour la présentation des artistes) entouré de Jean-Louis Derenne, à gauche, Marc Vassal et Pierre Richard, à droite (photo Jean-François Grossin)


Les concerts du jour, samedi 30 juin

19 H JAZZ MEETING
Ce trio joue un jazz européen, lyrique, aux harmonies raffinées et aux influences ethniques multiples: Italie, Espagne, Inde, Amérique latine, Afrique…Une longue amitié et des goûts musicaux très proches lient ces trois musiciens chevronnés, entendus à Orléans dans maintes formations et en de nombreuses occasions.

Jean-Jacques Ruhlmann, sax soprano / Olivier Cahours, guitare acoustique / François Verly, batterie, tablas

20 H 30 RICHARD BONA MANDEKAN CUBANO
Inspiré par l’héritage partagé du folklore et de la musique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest et de Cuba, Richard Bona qui a toujours défendu l’idée que la musique était universelle présente la prochaine évolution de la musique cubaine popularisée par Buena Vista Social Club, Irakere et Los Van Van. La musique cubaine a su trouver ses racines en Afrique de l’Ouest et en Espagne. Un grand nombre d’esclaves venus d’Afrique parlant la langue Mandekan sont venus à Cuba apportant avec eux leur musique et leurs traditions. Les esclaves africains ont formé des “socials clubs” connus sous le nom de Cabildos. Leurs traditions culturelles ont été ainsi préservées et partagées avec les cubains et les immigrants venus d’Espagne à travers la musique, la danse, les rituels et la tradition orale.
Richard Bona viendra cette année présenter son projet Richard Bona Mandekan Cubano, après un premier passage à Orléans’Jazz il y a trois ans avec Toto Bona Lokua.

Richard Bona, chant basse / Luisito Quintero, percussions / Roberto Quintero, percussions / Ozzy Melendez, trombone / Mike Rodriguez, trompette / Osmany Parredes, piano

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22 H 30 SEUN KUTI & EGYPT 80
Seun Kuti est le dernier fils de Fela Anikulapo Kuti, créateur d’une nouvelle musique, l’afro-beat qui a régné sur la scène de la musique populaire à Lagos depuis le début des années 70. Apprentissage du saxophone et du piano à 8 ans, début sur scène à 9 ans comme choriste puis en première partie de son père, Seun Kuti était prêt au décès de son père en 1997, à prendre la relève.
Depuis, il dirige Egypt 80 comme chanteur soliste et saxophoniste et a relancé ce groupe qui est devenu un des orchestres les plus légendaires d’Afrique. A 22 ans, il a su s’imposer comme une star à part entière. Si l’on ne peut minimiser l’influence de son père, Seun était déterminé à tracer sa propre voix musicale, intégrant des influences contemporaines dans l’afro-beat traditionnel : “Ce qui m’inspire, c’est l’époque dans laquelle je vis, explique-t-il. Ce qui se passe en Afrique aujourd’hui, c’est en gros la même chose qu’il y a 40 ans lorsque mon père écrivait des chansons, à la seule différence que ça ne se déroule plus de la même manière. J’écris donc des chansons du point de vue d’un type de 27 ans en 2011 et non de celui d’un trentenaire des années 70.” En 2010, Seun Kuti signe chez Because Music, et sort l’année suivante “From Africa with Fury : Rise”.

Oluwa Seun Anikulapo Kuti, chant // Tajudeen Lekan Animasahun, claviers, directeur musical / Adekunle Adebiyi, sax baryton / Oyinade Adeniran, sax ténor / Emmanuel Kunnuji, trompette / Olugbade Okunade, trompette / Kunle Justice, basse / Yetunde Sophia George Ademiluyi, chant, danse / Iyabo Adenirian, chant, danse / David Obanyedo, lead guitare / Alade Oluwagbemiga, guitare / Ajayi Raimi Adebiyi, batterie / Kola Onasanya, grand conga / Wale Toriola, percussion / Okon Iyamba, shekere

MINUIT / AFTER SANDRA NKAKE & JI DRU DJ SET
Musiciens avant tout, ces deux références incontournables de la scène soul-jazz font à l’occasion partager l’éclectisme de leurs gouts musicaux sur les pistes de danse : morceaux classiques ou dénicheurs de perles musicales vitaminées qu’ils diffusent durant des dj sets, ils allument littéralement n’importe quelle piste de danse. Leur sélection va du rock 80’s au soul-jazz en passant par le reggae et le funk, un tour d’horizon de black music.

Et toujours… cinq expos proposées par ô jazz ! jusqu’à ce soir, place de Loire et quai du Châtelet

Regards croisés
Photos de Christophe Esnault et Patrick Oury (à la librairie Passion Culture)
Instruments imaginaires
Sculptures de Richard Stobiénia et Patrick Mériguet (au Pathé Cinémas et sur le Bateau Lavoir – quai du Châtelet)
Dans les coulisses d’un festival
Photos de Patrice Delatouche (au Pathé Cinémas)
Jazz en peinture(s)
Pastels et acryliques de Pierre Richard (au restaurant De Bangkok à Osaka)
Figures de jazz
Diaporamas et photos de Jean-François Grossin (librairie Passion Culture)

CE SOIR, ON ClÔT LE FESTIVAL COMME IL SE DOIT. Nos amis (ils se reconnaîtront) sont cordialement invités à nous rejoindre sur le stand d’ô jazz vers 20 h 15 pour le verre de l’amitié. Après, ce seront les concerts, l’after… et un coucher à pas d’heure !
Vous pourrez suivre la soirée sur le mur Facebook d’ô jazz ! (voir le lien dans la colonne de droite), et demain matin relâche ! On démonte le stand, on plie les expos de Place au Jazz, on ramène les sculptures d’instruments imaginaires dans le Loir-et-Cher et, avant, on dort un peu !

DONC RENDEZ-VOUS LUNDI, ICI MÊME, POUR LE COMMENTAIRE ET LES PHOTOS DE CE SAMEDI.

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Retrouvez les photos du festival
de Jean-François Grossin
sur Jazz Passion

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